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Objectifs du Millénaire
L’habitat social récompensé

Par L'Economiste | Edition N°:3367 Le 22/09/2010 | Partager

. Le prix de l’ONU décerné au Maroc. Le Souverain rappelle les conditions pour atteindre les OMD. La politique de coopération Sud-Sud de Rabat en exempleLE Maroc a brillé au Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui doit se terminer aujourd’hui à New York, au siège des Nations unies. D’ailleurs, en marge de cette grand-messe, le Souverain a eu des entretiens avec des chefs d’Etat (Zapatero, Merkel, Sarkozy) et de gouvernement et avec le secrétaire général Ban Ki-moon. Reste que le sommet a été marqué par deux faits majeurs. Le premier a été le discours du Souverain prononcé lundi dernier. Direct, il va à l’essentiel. «Le meilleur gage pour atteindre les OMD réside dans un engagement politique ferme, un partenariat mondial consistant et assorti d’un calendrier précis de mise en œuvre», a souligné SM le Roi dans son discours. Pour lui, «il importe aussi d’amorcer dès à présent un effort de réflexion prospective et d’anticipation par rapport à la période post-2015, le but étant d’assurer la pérennité de nos actions et de mieux nous préparer à relever les nouveaux défis à venir».

Engagement commun
Par la même occasion, il a rappelé les avancées significatives réalisées par le Maroc dans la concrétisation des OMD, surtout pour ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, la précarité, la marginalisation et l’amélioration des conditions de vie. Il a passé en revue quelques réalisations bien de chez nous. Sur ce registre, le Maroc sera au rendez-vous de 2015. De l’avis des spécialistes, des progrès substantiels ont été accomplis dans ce domaine. A cette occasion, le Souverain a rappelé que l’engagement commun pris lors du sommet du millénaire a changé le sort de millions de personnes qui jouissent désormais de leur droit à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à une vie digne. «Cependant, la conscience humaine peut-elle s’accommoder de voir qu’un milliard de personnes continuent d’endurer les affres de la faim et que chaque année, des millions d’enfants périssent de malnutrition à cause de maladies et d’épidémies et dont le traitement est disponible et peu coûteux?» s’est interrogé SM le Roi tout en affirmant que la réponse est négative. «Nous refusons cette réalité triste et amère, tant elle heurte les desseins sublimes des religions révélées. Elle s’inscrit également en rupture avec l’essence même des systèmes démocratiques. Une triste réalité qui est instrumentalisée pour attiser rancoeurs et extrémismes», a-t-il indiqué. Pour lui, le Maroc a inscrit le développement humain et la réalisation des objectifs du millénaire au cœur d’une politique de coopération Sud-Sud, aussi concrète que novatrice, surtout en direction des pays africains frères. Le deuxième fait majeur a été l’annonce du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon faite au Souverain au sujet du prix habitat 2010 décerné au Maroc. C’est une des plus prestigieuses récompenses. Le thème retenu concerne l’amélioration des conditions d’habitat des pauvres dans les villes. En somme, il s’agit des programmes de résorption des bidonvilles. Ce n’est que justice rendue en raison de sa forte implication dans ce dossier. Cela s’est confirmé tout au long du règne dans l’orientation mais aussi dans le lancement et le suivi de programmes d’habitat social à travers le pays. Il est incontestable que la résorption des bidonvilles est une affaire complexe. L’expérience a montré qu’il est impératif de s’appuyer sur une bonne gouvernance et une synergie entre les partenaires de cette opération. Car, le ministère de l’Habitat n’est pas seul même si ce prix remet en selle Taoufik Hejira. Tout se fait en concertation avec les collectivités locales, les autorités locales, la population. Sans cette synergie, l’échec du programme de ville sans bidonvilles est garanti. Et quand la synergie fonctionne, la lutte contre l’habitat insalubre obtient des résultats. Sur les 83 villes qui abritent des bidonvilles, 42 sont déclarées «sans bidonvilles» et les opérations d’éradication terminées. Restent 41 villes où les travaux sont en cours. C’est le cas d’Oujda, Meknès, Tétouan, Tanger, Settat, Smara… Cependant, certaines villes restent problématiques. Il s’agit de Casablanca, Rabat-Salé-Témara, Kénitra, Marrakech et Larache. Pour ces points noirs, des instructions ont été données il y a près de deux mois pour accélérer le rythme. Un comité tripartite, composé de représentants des ministères de l’Intérieur, des Finances et de l’Habitat, a été constitué. Il vient de boucler ses tournées sur le terrain.M. C.
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