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Culture

Nuit féerique sur le Bouregreg

Par L'Economiste | Edition N°:2843 Le 19/08/2008 | Partager

. Un cirque géant prévu le 21 août . 1.000 artistes et 500 enfants choristes y participent. Le budget avoisine les 13 millions de DH UN spectacle grandiose gratuit et en plein air est en cours de préparation sur le Bouregreg la nuit du 21 août. Les organisateurs, l’Amesip (Association marocaine pour les enfants en situation précaire) et le Cercle Aldébaran pensent attirer jusqu’à 150.000 personnes. Ce spectacle entre dans le cadre de la deuxième biennale «Karacena» des arts du cirque et du voyage, sachant que la première édition s’était tenue en 2006.Création urbaine sur le Bouregreg, ce projet est monumental, puisqu’il a nécessité une enveloppe de 13 millions de DH. Il aura pour scène la casbah des Oudayas et 1,5 km de Bouregreg. Près de 1.000 artistes, âgés de 16 à 22 ans, y participent. La majorité sont issus de milieux défavorisés ou sont d’anciens enfants des rues. Grâce à l’école du cirque Shems’y, basée à Salé et gérée par l’Amesip, ils ont appris les techniques du cirque. Leur formation, ils la doivent aussi à l’académie française Fratellini, qui a envoyé au Maroc des formateurs qualifiés et a accueilli des jeunes Marocains en tant que stagiaires. Cette manifestation est extrêmement importante pour eux, puisqu’elle leur permettra de montrer leur talent au public, et d’avoir ainsi une reconnaissance pour les efforts fournis. Leur rêve à tous: devenir des professionnels du spectacle et gagner leur vie dans le domaine du cirque. En tout cas, et c’est un bon début, tous ces jeunes artistes percevront un cachet pour leur contribution au spectacle Karacena. Certains vont jongler, d’autres feront des acrobaties, d’autres se tiendront en équilibre sur des échasses… Une chorale de 500 enfants, âgés de 8 à 12 ans, issus de l’Amesip, accompagnera les artistes. Il y aura aussi des rameurs, des marins, des musiciens, des chanteurs, des comédiens… D’après Touraya Bouabid, présidente du projet, 75 artisans ont œuvré à la réalisation du spectacle, et 50.000 heures de travail auront été nécessaires. Le spectacle des enfants du Bouregreg rejouera la prédiction fantastique de l’astrologue Ibn Driss Marchar, selon laquelle la casbah des Oudayas tombera aux mains des corsaires venus des deux mers, et ce, dans 700 lunes, c’est-à-dire le 21 août (d’après les recherches et les calculs des astronomes du Cercle Aldébaran). Lors de ce rendez-vous imaginaire, des cavaliers, des canons, des bateaux viendront prendre d’assaut la forteresse de la casbah des Oudayas et créeront une effervescence soudaine. Ainsi, en cette nuit du 21 août 2008, la fière citadelle va tomber aux mains des corsaires et si les tirs de canon ne suffisent pas, la ruse et la magie seront utilisées. «Du néant surgira alors la fantasmagorie navale d’un cirque imaginaire», explique Laurent Gachet, concepteur et metteur en scène du spectacle. «Les remparts seront parés de zellige et de bois précieux, de lumières et de feux. Quand le génie de la citadelle apparaîtra, un pont de feu unissant les deux rives sera édifié… Alors la légende aura dit vrai et, en cette nuit unique, les habitants des deux rives oublieront leurs rivalités, leur différence ou leur provenance pour devenir, le temps d’une lune, les enfants du Bouregreg…».Chaque scène du spectacle combine une projection d’images inédites sur la casbah, une écriture musicale spécifique, une action sur le plan d’eau ou les berges faisant appel aux jeux nautiques et aux disciplines du cirque, un éclairage par la lumière et le feu et un effet pyroscénique.

Spectacle permanent
L’intérêt de cette manifestation est multiple. Pour la société d’aménagement du Bouregreg, c’est l’occasion rêvée d’avoir un impact maximum pour le retour des deux rives du fleuve à la circulation piétonne et l’appropriation de cet espace par la population locale. Comme l’explique Touraya Bouabid, ce projet aura également des répercussions économiques et sociales positives sur la région. «Les chantiers de préparation des 18 tableaux du spectacle fluvial ont permis de développer des compétences individuelles et collectives. Les répétitions artistiques ont déclenché de nouveaux besoins pour la cité: logistique des repas, sécurité dans les espaces publics, transport des personnes, formation de techniciens de régie, constructions scénographiques avec les artisans…». La présidente du projet indique aussi que Karacena 2008 aura un prolongement, avec le développement d’un lieu de spectacle sur le site de la future cité des arts et des métiers de Salé, sur la rive du Bouregreg, qui deviendra une destination touristique, tout en restant accessible à la population. Un spectacle permanent sera créé dans ce lieu, ce qui offrira des débouchés pour une trentaine d’artistes avec, tous les deux ans, un changement de spectacle, ajoute-t-elle.Nadia BELKHAYAT
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