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Economie Internationale

Nouvelle-Zélande: une reprise en faveur du rural

Par L'Economiste | Edition N°:23 Le 02/04/1992 | Partager

Après plus de sept ans de récession, la relance s'amorce grace à un boom des exportations en 1991.
En dépit d'une conjoncture internationale défavorable, le volume des exportations a progressé de 8,4% par rapport à 1990 et devrait connaître la même tendance cette année.
La faiblesse de la demande intérieure ayant fait chuter les importations de 8,3%, l'excédent de la balance commerciale a donc atteint quelques 2,1 milliards de Dollars néo-zélandais.
D'après les prévisions de l'Institut de Recherches Economiques du pays, ce surplus commercial devrait passer à 3,5 milliards en 1993.
Ont contribué à cet excédent, la baisse des taux d'intérêt à court terme fixé autour de 7,5%, la dépréciation de la monnaie nationale et la faiblesse des investissements.
Autre point positif: pour la première fois depuis trois ans, le PIB a franchi la barre du zéro; il devrait atteindre 2% d'ici la fin 1993.
Ces résultats, aussi encourageants soient-ils, risquent de déboucher sur une économie à deux vitesses entre une communauté rurale prospère et des centres urbains paupérisés.
La transition vers l'économie de marché a été longue, et non sans douleur: il y a vingt ans, le niveau de vie des néo-zélandais était comparable à celui de la Suisse, mais aujourd'hui, "le revenu moyen par habitant est la moitié de celui des japonais. Singapour a déjà un PIB par tête supérieur au nôtre et Hong-kong nous rattrape rapidement", avoue le Ministre des Affaires Etrangères, Don Mekinnon.
Cette baisse de niveau de vie est la conséquence directe de la politique monétariste du gouvernement conservateur de Jim Bolger.
Pour ramener le déficit budgétaire à 1,7 milliard de Dollars néo-zélandais, le gouvernement a dû amputer les prestations sociales alors que les Néo-Zélandais étaient habitués pendant des décennies à une politique sociale des plus généreuses.
A côté de la baisse du pouvoir d'achat et de la consommation qui résulte de ces coupes budgétaires, le coût de la vie a augmenté de 1% en 1991.
L'inflation pourrait, d'après les prévisions, atteindre la barre de 3% cette année avant de reculer en 1993.
Etant donné par ailleurs, que la relance de l'économie néo-zélandaise est orientée sur l'exportation et que le commerce des ressources pastorales (bois, produits agricoles et la pêche) constituent 65,7% des exportations du pays, le niveau de vie des citadins aura tendance à baisser.
Contrairement, les ruraux, qui sont associés aux industries exportatrices, verront leur niveau de vie s'améliorer.
Cette nouvelle situation décourage la population qui "conserve des aspirations occidentales et rêve de réintégrer le grand monde".

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