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Nouvelle grève chez les postiers

Par L'Economiste | Edition N°:460 Le 10/03/1999 | Partager

· Le SNPT dénonce "les manoeuvres dilatoires" du gouvernement et "les mesures de vengeance" des nouvelles entités
· Le gouvernement subordonne le licenciement à un décret ministériel
· Le patrimoine associatif au-devant de la scène


Demain, les postiers entreront dans une nouvelle grève de 48 heures. Les syndicalistes des postes et télécommunications (SNPT-CDT) sont toujours en colère. Deux mois sont passés depuis la grève des 14 et 15 janvier et aucune réponse à leurs revendications n'a vu le jour. "Les discussions sont au point mort. Nous avançons à reculons", affirme M. Chahmi du SNPT. Les syndicalistes parlent de "mesures de vengeance" prises par les trois entités issues du démembrement de l'ex-ONPT (Itissalat Al-Maghrib, Barid Al-Maghrib et ANRT) contre les grévistes. Des mesures qui ont coûté à ces derniers trois jours de leur salaire (les grèves du 18 décembre 1998 et des 14 et 15 janvier 1999).

Stabilité


Selon M. Bengadda, membre du cabinet au Secrétariat d'Etat chargé de la Poste et des Technologies de l'Information, plus de quatre réunions ont été tenues entre le Syndicat et le gouvernement. Dans ces réunions, les entités ont été "les grandes absentes". Le syndicat affirme avoir reçu un protocole d'accord du Ministère dans lequel il s'est engagé sur trois points de base. Ces trois points sont le licenciement (subordonné à un décret ministériel), les majorations sur le travail supplémentaire et l'élection d'un comité d'audit du patrimoine social de l'ex-Office. Le 18 février, une réunion allait unir les syndicalistes, les trois entités et le Premier ministre pour négocier les clauses du protocole. "La réunion n'a pas eu lieu et le 2 mars le Ministère a sorti un autre projet dans lequel il revient du Ministère sur ses engagements dans le protocole", affirme M. Chahmi. Sur la question sociale, M. Bengadda a affirmé que les deux parties sont tombées d'accord sur la constitution d'un comité de recensement des biens des associations. "Il est même question de constituer une association qui ait plusieurs activités", annonce le responsable.
L'insistance du Ministère sur la question sociale a mis la puce à l'oreille des syndicalistes qui commencent à parler "de manoeuvres dilatoires" du gouvernement. "Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement conditionne l'acceptation de notre dossier revendicatif par l'application de l'article 109 de la loi 24-96", s'interrogent-ils.


La bataille des interprétations


En fait, la bataille engagée entre les deux parties n'est pas une bataille de textes, mais plutôt une bataille d'interprétations. Les responsables ministériels et ceux des nouvelles entités veulent appliquer l'article 109 qui institue la dissolution et la création de nouvelles associations. Les syndicalistes, eux ne l'entendent pas de cette oreille. En mai 1998, ils ont saisi le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) pour une explication "beaucoup plus plausible". L'interprétation avancée par le SGG a annoncé que ledit article n'a pas dissous les associations, mais "a posé le principe" de leur dissolution. "La dissolution doit intervenir conformément aux règles statutaires régissant ces associations et donc qu'après vote de deux tiers des adhérents", est-il précisé.

Nadia LAMLILI

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