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Politique

Noureddine Ayouch
«Mon seul parti, c’est le Maroc»

Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

Noureddine Ayouch, président de Shem’s et fondateur de la fondation Zakoura, se montre «tout feu, tout flamme» à l’approche de la prochaine consultation électorale de 2007. Pour se faire entendre, il vient de créer l’association «2007 Daba». Il souhaite convaincre la société civile d’investir le champ politique car, comme le rappelle l’expression, «la nature a horreur du vide».- L’Economiste: Quel est le but précis de votre association?- Noureddine Ayouch: «2007 Daba» concentre trois objectifs précis. Primo, sensibiliser et motiver les jeunes à rejoindre les partis politiques afin de participer au rajeunissement de ces derniers et de manière à ce que les revendications de ces jeunes soient entendues et prises en compte. Secundo, mobiliser l’élite intellectuelle et l’élite économique pour les amener progressivement à participer activement à la vie politique en intégrant les partis. La finalité est que ces élites se positionnent comme force de propositions en renforçant le champ politique. Et, enfin, inciter les partis à s’ouvrir pour favoriser l’accueil de ces nouvelles forces vives. Autrement dit, il faut que la mayonnaise prenne entre ces trois acteurs: les partis, les élites et les jeunes.. Comment comptez-vous orchestrer tout cela? - Nous venons de créer trois commissions autonomes (élites, jeunes et partis politiques) qui auront la charge de mener à bien leur programme respectif. Des réunions régulières se tiennent pour la mise en place d’actions sur l’ensemble du pays, car nous comptons créer des filiales afin de dynamiser «politiquement» le territoire. Il est entendu qu’aucune région ne sera oubliée. Pour cela, nous nous attachons à élaborer une base de données afin de tisser notre toile, du nord au sud et d’est à l’ouest du Royaume. C’est un travail titanesque… mais nécessaire!. Vous allez devoir constituer un budget conséquent pour être à la hauteur de vos ambitions.- Notre philosophie, c’est que ceux qui ont de l’argent payent pour ceux qui n’en ont pas, tout simplement. Il est clair que nous allons avoir besoins de fonds matériels importants et également de soutien. C’est pour cette raison que nous comptons interpeller le gouvernement et les médias. En effet, une série de spots de sensibilisation à la chose publique, au rôle du politique ou encore de l’importance du vote, est prévue. Du côté de la diffusion, nous nous appuierons sur les deux chaînes nationales, la radio et l’affichage. Quant au nerf de la guerre, l’argent, nous mettrons tous la main à la poche car il faut bien donner l’exemple. Nous nous apprêtons à taper à toutes les portes. Toutes les bonnes volontés (entreprises, individus, …) seront les bienvenues.. Qu’est-ce qui fait courir Noureddine Ayouch?- L’amour du pays. De tout temps, j’ai toujours été animé par l’engagement citoyen au service de l’homme et du progrès social. De Paris à Casablanca, le militantisme associatif a rythmé (et rythme encore) ma vie. Que ce soit au travers des revendications sociales dans les rues parisiennes en mai 1968, ou sur les planches de théâtre à Paris ou encore par le biais de la revue «Kalima» qui, malgré les censures répétées, s’est attachée à traiter des questions de société. Toute ma vie, je me suis mobilisé pour défendre les causes justes, la lutte contre l’injustice, l’ignorance et la pauvreté, au travers de mes activités au sein de la Fondation Zakoura Micro-Crédit et Zakoura Education.Si aujourd’hui, je suis plus présent sur la scène politique, c’est que je m’aperçois qu’il ne faut pas laisser la chaise vide. Nous devons tous prendre et assumer nos responsabilités de citoyen. La politique appartient à chacun d’entre nous. Ne restons plus de simples spectateurs.. Vous dites vouloir amener la société civile à intégrer les partis politiques. Exercice délicat, non?- Les partis politiques sont les ballons d’oxygène pour une démocratie. C’est pour cela que je considère que la participation de la société civile dans toutes ses composantes est primordiale. Peu importe quel sera le parti politique qui récoltera le plus de suffrages. Soyons constructifs et arrêtons de tirer continuellement sur les formations politiques avec comme leitmotiv: le discrédit. Nous avons l’occasion d’être acteurs du changement et artisans pour la rénovation du champ politique. Saisissons la perche qui nous est tendue. Plus on investira les partis, plus les partis évolueront de l’intérieur. Tout le monde est concerné. Y compris l’élite qui doit être le moteur de la démarche citoyenne.. Il apparaîtrait que vous entretenez une relation de proximité avec le PJD. Info ou intox?- Pure intox! Effectivement, cela a été écrit car j’ai dit que le Parti de la justice et du développement (PJD) est un parti structuré et organisé qui mène des actions de proximité sur le terrain auprès de la population. Que je sache, il ne prêche pas la haine ou la violence même si certaines positions intervenues suites à des manifestations culturelles (festival de Casablanca) sont à dénoncer et à combattre. Cette formation s’est développée car elle a su combler un vide. Je pense qu’il ne faut ni les diaboliser ni les aduler. De plus, je me réjouis que dans la nouvelle loi sur les partis, l’utilisation du référentiel religieux à des fins politiques soit interdite. La religion appartient à tous les Marocains et aucun parti n’a le droit de se l’approprier.Propos recueillis par Rachid HALLAOUY

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