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«Notre objectif est de démocratiser la greffe»
Entretien avec le Pr. Chafik El Kettani El Hamidi, médecin-directeur de l’Hôpital Ibn Rochd

Par L'Economiste | Edition N°:3362 Le 15/09/2010 | Partager

. 20 prélèvements cadavériques par an. La banque de tissus en projet. Une prise en charge toujours coûteuse- L’Economiste: Pourquoi est-ce une première au Maroc?- Pr. Chafik El Kettani El Hamidi: Cela fait cinq ans que nous travaillons sur le développement de la greffe rénale à partir de cadavres. Nous avons réussi à le faire aujourd’hui. Il fallait franchir un deuxième pas parce que ces interventions sont faites dans des pays islamiques et arabes. D’autant plus que les lois ont changé et il y a une réglementation claire et nette qui autorise la greffe à partir de donneurs cadavériques. La loi et l’Islam l’autorisent aussi. Il restait un travail de sensibilisation auprès des familles, chose qui n’était pas facile au début. Il y a une dizaine d’équipes qui travaillent autour de ces interventions. Nous avons aussi une expérience dans la greffe rénale sur des donneurs vivants. - Vous vous engagez à faire combien d’interventions?- Il faut être réaliste. Nous pourrons réaliser 20 interventions par an à partir de donneurs vivants. L’année dernière c’était 18. Pour les prélèvements cadavériques nous pouvons aller jusqu’à 20 interventions par an (on peut ainsi atteindre 40 greffes rénales). Ce ne sont pas des interventions localisées à Casablanca puisque l’autorisation est donnée à tous les CHU, à l’hôpital militaire de Rabat et à l’hôpital Cheikh Zaid. Nous devons travailler en synergie. Si nous avons un don et pas de receveur, il faudrait que les équipes de Rabat, Marrakech et Fès puissent se mobiliser. Pour être réaliste, nos objectifs à court et à moyen terme c’est d’arriver à 40 greffes rénales ou encore 40 greffes de cornées. On se dit que dans moins de deux ans on peut atteindre ou faire la greffe du cœur et un peu plus de trois ans la greffe hépatite. L’autre projet en cours est celui de la banque de tissus qui verra le jour probablement dans une année au CHU-Casa. - La prise en charge des pathologies rénales reste toujours aussi coûteuse?- La greffe est coûteuse pendant la première année. Cela n’a rien avoir avec la dialyse qui l’est à long terme. C’est lourd sur le plan économique et social. Sans parler du volume horaire nécessité par les séances de dialyse (trois demi-journées par semaine). La greffe donneur vivant coûte à peu près 200.000 DH et quand elle est opérée à l’étranger le coût est double. Pour la greffe donneur cadavérique, la réanimation coûtera environ 250.000 DH. Il faut préciser que l’essentiel de nos patients ne paient rien et sont des indigents. Si les receveurs disposent d’une mutuelle, l’hôpital se fait rembourser. Mais notre objectif est de démocratiser la greffe. Propos recueillispar Fatim-Zahra TOHRY

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