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Normalisation et certification: Une tendance encore restreinte mais exponentielle

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· Les entreprises recherchent de préférence des normes internationales
· L'assistance du Ministère de l'Industrie et du Commerce est trop peu connue, mais elle est efficace


Moins d'une trentaine d'entreprises installées au Maroc ont décroché une normalisation, NM ou ISO, pour un ou plusieurs de leurs process de fabrication. Mais au moins autant sont engagées dans un processus similaire et obtiendront leur certification d'ici le début de l'année prochaine. C'est peu en regard des quelque 8.000 entreprises que l'on s'accorde à compter sur l'ensemble du territoire. Néanmoins un phénomène s'est produit.
La démarche vers la certification a acquis un rythme de croissance exponentiel: quasi inexistante il y a cinq ans, la recherche de la certification s'inscrit d'elle même dans les agendas des managers d'aujourd'hui.
Deux facteurs ont provoqué la contagion: le commerce et la jalousie, lesquels sont sans doute les deux faces d'un même désir de croissance. Nul besoin d'expliquer longuement la jalousie: le management d'une entreprise ne supporte jamais longtemps l'idée que son concurrent soit certifié et pas lui. Quant au commerce, il est tout aussi évident: la capacité d'avancer une norme, parce qu'elle se traduit en termes de garantie de qualité, est un argument de poids dans les relations professionnelles, surtout avec l'étranger. Néanmoins, ce n'est pas (encore) un argument de poids dans la relation commerciale avec le grand public. Il faudra sans doute attendre que la concurrence fasse son oeuvre dans le domaine alimentaire comme elle commence à le faire dans le domaine du petit matériel électrique pour que le grand public soit lui aussi abordé en termes de process certifié.
Parallèlement, il demeure encore, même dans l'esprit de beaucoup de patrons, une confusion entre la norme et la certification, la première étant le marchepied de la seconde, mais uniquement cela: un produit peut être normalisé lorsqu'il répond à des spécifications techniques précises sans pour autant que le procédé de fabrication soit lui-même certifié, c'est-à-dire donne la garantie de produire toujours la même qualité. Du fait de cette confusion, l'effort de normalisation et de certification paraît trop souvent insurmontable: il est surévalué. Pourtant, l'entrée dans un processus de certification n'est pas aussi complexe ni aussi cher qu'il n'en a l'air, tandis que bien souvent il se paye lui-même grâce aux économies qu'il engendre.

Le rêve de la certification


Il n'en reste pas moins que l'attitude générale des entreprises marocaines a bien changé.
Les entreprises rêvent et recherchent une certification étrangère, mondialement connue, comme les ISO. C'est certes la bonne démarche lorsqu'il faut surmonter chez les partenaires étrangers l'inévitable méfiance qu'ils nourrissent à l'endroit des nouveaux venus dans le monde industriel. Mais la procédure est nettement plus chère que l'offre marocaine faite par le Ministère de l'Industrie et du Commerce.
Ceux qui ont expérimenté les deux, comme Mme Meriem Bensallah-Chaqroun, administrateur du groupe Holmarcom et directrice générale d'Oulmès, témoignent de ce que l'offre marocaine est tout aussi sérieuse. "Les experts du Ministère ont réellement le souci aider l'entreprise, ils réagissent vite et font leur travail minutieusement". En fait, ce qui manque à l'offre du Ministère, outre le fait qu'elle reste handicapée de naissance parce qu'elle n'est pas indépendante des pouvoirs publics, c'est un gros travail de communication et de publicité.

Nadia SALAH




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