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    Economie Internationale

    Net recul de l'aide au développement dans le monde

    Par L'Economiste | Edition N°:441 Le 11/02/1999 | Partager

    L'année 1997 aura connu une baisse considérable des aides publiques et privées de l'OCDE aux pays en développement. Paradoxalement, le pays le plus riche de la planète, les Etats-Unis, a le ratio de contribution le plus faible (0,09% du PIB). Les investissements directs ont en revanche quasiment doublé.

    L'aide publique et les apports privés consentis par les pays membres de l'OCDE aux pays en développement ont fléchi en 1997 pour la première fois depuis le début de la décennie, souligne un rapport publié en début de semaine par le Comité d'Aide au Développement (CAD) de l'OCDE. Ce comité regroupe 21 des 29 pays de l'OCDE, soit les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse et l'UE sauf la Grèce.
    En 1997, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, les apports privés et publics ont totalisé 324 milliards de Dollars (3.045 milliards de DH), contre 365 milliards en 1996 (3.431 milliards de DH), une baisse due à la fois à la crise asiatique qui a "asséché" les crédits bancaires et à la diminution de l'aide des gouvernements.
    L'Aide Publique au Développement (APD) est tombée en 1997 à son niveau le plus faible depuis le début de la décennie, à 49,8 milliards de Dollars (468,1 milliards de DH), contre 57,9 milliards (544,26 milliards de DH) en 1996, s'inquiète le rapport.
    Selon les prévisions du CAD, ce recul s'est poursuivi et même accentué en 1998.
    Depuis 1992, l'APD des pays de l'OCDE a chuté de plus de 20% en Dollars constants. L'aide publique au développement totale des membres du CAD est tombée au niveau historiquement bas de 0,22% du PIB, contre 0,33% en 1992, un ratio nettement inférieur à l'objectif des Nations Unies (0,70% du PIB).
    L'aide des pays du G7 (Etats-Unis, Japon, Canada, Allemagne, France, Italie et Grande-Bretagne) a chuté de quelque 15 milliards de Dollars (141 milliards de DH) depuis 1992, soit de près de 29% en termes réels.
    Les pays du Nord de l'Europe restent les plus généreux. Leur aide publique au développement dépasse, en effet, l'objectif de 0,70% du PIB, avec 0,97% pour le Danemark, 0,86 pour la Norvège, 0,81% pour les Pays-Bas et 0,79% pour la Suède.
    Les Etats-Unis ont réduit leur aide de 9,37 milliards de Dollars (88,08 milliards de DH) à 6,9 milliards (64,86 milliards de DH) en 1997, et fournissent l'effort le plus faible avec seulement 0,09% du PIB consacré à l'APD.
    Le rapport souligne toutefois que l'aide est désormais mieux ciblée et va aux objectifs prioritaires du développement: 30% pour les secteurs sociaux et 35% pour l'aide aux infrastructures.
    Pour leur part, les fonds privés des pays de l'OCDE ont aussi fortement reculé en 1997 à 252 milliards de Dollars (2.369 milliards de DH), contre 283 milliards (2.660 milliards de DH) en 1996. Cette réduction est notamment imputable à la contraction des crédits bancaires.
    Par contre, les investissements directs du secteur privé ont augmenté en 1997, passant de 64 milliards de Dollars en 1996 (près de 602 milliards de DH) à 108 milliards (1.015 milliards de DH). Mais peu sont allés aux pays qui en ont le plus besoin et demeurent tributaires de l'APD.


    La pauvreté dans le monde


    Malgré cette baisse des ressources, le CAD se fixe comme objectif de réduire de moitié la proportion de personnes vivant dans l'extrême pauvreté à l'horizon 2015. C'est-à-dire avec moins de 1 Dollar par jour. Ce Comité répertorie 1,3 milliard de personnes qui se trouvent dans ce cas.
    Celles-ci vivent dans les pays en développement, qui, selon la Banque Mondiale, englobent 83% de la population mondiale, soit 4,8 milliards d'habitants (Cf l'édition de lundi 8 février de L'Economiste, "La planète des inégalités").
    Les pays d'Europe orientale et la Russie, qui compte une importante population vivant dans la pauvreté, ne comptent cependant pas parmi les pays en développent.

    Wissal SEGRAOUI

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