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Politique

Négociations sur le Sahara
Echec de Manhasset IV?

Par L'Economiste | Edition N°:2737 Le 18/03/2008 | Partager

. Les parties campent sur leurs positions. «L’autonomie, rien que l’autonomie». Aucune proposition de la part du PolisarioLa «main tendue» par le Maroc ne semble pas avoir trouvé de répondant du côté du Polisario, et surtout de l’Algérie. Résultat: l’on s’achemine certainement vers un Manhasset V. Une source proche du dossier a été même jusqu’à affirmer avec ironie «qu’à ce rythme-là, il va y avoir un énième Manhasset sans arriver à un quelconque règlement». Ouvert, dimanche dernier dans la banlieue de New York, le 4e round de négociations entre le Maroc et le Polisario n’a, jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse, rien apporté de nouveau. Passé le moment des retrouvailles, des «salamalecs» pour faire montre de «bonne foi», l’on est passé au vif du sujet. Malheureusement, contrairement à la délégation marocaine, celle du Polisario n’avait, comme toujours, rien à proposer. C’est la même rengaine : les séparatistes, soutenus par Alger, tiennent à l’organisation d’un référendum. Ce qui matériellement et techniquement avait été jugé impossible par les instances onusiennes. Pourtant, le Polisario a eu largement le temps d’examiner la proposition d’autonomie présentée par le Maroc. Proposition qui a été accueillie positivement par la communauté internationale et sur la base de laquelle le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a appelé à l’ouverture de négociations directes entre les parties en conflit. Même Abdelaziz Bouteflika avait opté à Dakar, à l’occasion de la tenue du 11e sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), pour la modération de ton en affirmant que «la négociation directe est l’unique voie à même d’assurer à notre région sa sérénité». Mais, à la veille de l’ouverture des négociations de Manhasset IV, le président algérien avait fait volte-face en rappelant à la presse sa propre logique de ce processus de paix. La finalité de ce dernier serait, selon lui, «une solution juste qui respecte la légalité internationale et le droit imprescriptible du peuple sahraoui à élire librement son destin», avait-il déclaré en substance. C’est ce qui ne laisse guère de place à l’optimisme quant à l’issue du 4e round de négociation, qui doit prendre fin aujourd’hui à Manhasset. Un round qui connaîtra vraisemblablement le même sort que les trois premiers: ce sera encore un échec. Le Maroc a souligné, pour sa part dimanche, qu’il n’accepterait «rien d’autre» que l’autonomie pour résoudre le conflit. «L’autonomie et rien d’autre que l’autonomie», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa. Le ministre a ajouté que, malgré tout, la main du Maroc «restera tendue à l’autre partie du conflit dans le cadre de la proposition d’autonomie qui constitue une plate-forme réaliste pour un règlement définitif du conflit du Sahara». Le Maroc «refuse toute tentative d’imposer le fait accompli», a-t-il dit. Le ministre a en outre qualifié de «provocations» les sorties du Polisario concernant Tifariti. «Le Maroc n’acceptera jamais que soit changé le statut de zone tampon de Tifariti. Il réagira de manière ferme à toute tentative de changement de ce statut», a-t-il affirmé. Déclarée «démilitarisée» par l’ONU, Tifariti se trouve dans une «zone tampon» située entre le mur de défense érigé par le Maroc dans les années 1980 et la frontière avec l’Algérie. Le Front Polisario a affirmé dernièrement qu’il envisageait de peupler Tifariti en y recasant, avec l’aide de l’Algérie, bien sûr, les réfugiés de Tindouf.Force donc est de constater que l’on tourne en rond. «L’Algérie, véritable protagoniste, refuse toujours de s’asseoir à la table des négociations et d’assumer ses responsabilités dans ce conflit», a affirmé à L’Economiste une source proche du dossier. «L’Algérie souhaite faire perdurer le conflit du Sahara en vue de l’utiliser comme moyen pour perturber le Maroc et entretenir la tension», a-t-il affirmé. Jamal Eddine HERRADI

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