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Négociations agricoles: L'Apefel accuse le gouvernement de «blocage»

Par L'Economiste | Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

. L'association lui reproche ses tergiversations . Plus de 10 milliards de dirhams seraient en jeuEncore une fois, le torchon brûle entre l'Association marocaine des producteurs et producteurs de fruits et légumes (APEFEL) et le gouvernement sur le chapitre relatif au volet agricole. En effet, l'Apefel dans un communiqué sulfureux exprime son amertume quant au “manque de visibilité” qui régit le secteur des fruits et légumes. En tout cas, le groupement professionnel semble être déterminé à défendre par tous les moyens les intérêts de tout un secteur “pris en otage par le gouvernement”. L'Association reproche aux responsables gouvernementaux, leur tergiversation quant au sort qui va être réservé au volet agricole concernant le dossier du libre-échange avec l'UE. “La partie marocaine met en suspension la réciprocité des échanges”, souligne le communiqué.Alors que les dernières tractations agricoles des mois d'avril et mai derniers, entre les parties marocaine et européenne s'acheminaient vers la conclusion d'un accord imminent, voilà que soudain et sans préavis, un blocage est intervenu.En tout cas, Samir Tazi, président de la Commission commercialisation à l'Apefel, se dit surpris : “On ne comprend absolument pas les raisons de ce blocage qui coïncidait malheureusement avec le démarrage de la campagne agricole en juillet dernier”, et de renchérir :“Mais pourquoi ce blocage, que s'est-il passé réellement? Ce n'est pas seulement le secteur des fruits et légumes qui a été malmené, mais l'ensemble du volet agricole, tous secteurs confondus, qui a été pris en otage”.Le groupement professionnel a constitué une véritable cellule de veille chargée de suivre les dernières tractations d'un dossier plein de rebondissements.Par ailleurs, l'Apefel dénonce le manque de prise de décision de la part du gouvernement. “L'explication la plus plausible est que l'offre marocaine n'a pas pu satisfaire la partie européenne”, martèle Tazi. . Devises et journées de travail en fuméeEn effet, le marché européen constitue le principal débouché pour les produits agricoles marocains, d'où l'énorme enjeu. Le secteur des fruits et légumes réalise près de 80% de ses transactions commerciales avec l'UE. En tout cas, si cette situation ne venait pas à être débloquée rapidement, c'est dix milliards de dirhams en devises qui vont partir en fumée, d'après l'Apefel: “Plus, vingt millions de journées de travail, soit l'équivalent d'un milliard de dirhams, vont être non redistribuées directement”.A plusieurs reprises les professionnels du secteur des fruits et légumes ont exprimé leur inquiétude quant au sort qui leur sera réservé à la suite de la signature d'un accord agricole entre le Maroc et l'UE. Ce n'est pas l'unique problème. L'absence de concept-qualité marocain, nécessaire en raison des exigences qualitatives des pays européens, est un exemple criant. “Certes, quelques avancées timides ont été réalisées sur ce point, mais le chemin reste encore long à parcourir”, comme le rappelle Tazi. Il y a aussi l'absence criante de recherche et développement, pourtant indispensable pour ce secteur afin de pouvoir s'adapter à la demande de chaque place. Sur ce registre, à part quelques tentatives menées depuis les années 60 par l'Institut national de la recherche agricole (INRA), c'est surtout les opérateurs eux-mêmes qui se prennent en charge. Grâce à des efforts de diversification et d'adaptation soutenus, anticipés par les opérateurs, la pente a pu être remontée mais partiellement. Par ailleurs, l'assurance contre les intempéries n'est pas en reste. Aucune avancée notable n'a été enregistrée à ce niveau. En effet, ce dossier fort délicat traîne depuis toujours en raison des coûts exorbitants qu'engendrerait cette assurance.Plus globalement, le secteur dénonce l'absence d'une stratégie nationale qui aura comme objectif la mise en place d'une vision globale et cohérente afin de déterminer l'avenir d'un secteur qui, pourtant, “remplit son contrat dans l'espace économique et social du Royaume”. Décidément, ce dossier ne dépend pas uniquement de la volonté du ministère de l'Agriculture. Mais le plus urgent pour l'Apefel, c'est qu'il y ait une véritable volonté politique pour conclure l'accord. Mohammed El Harrati

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