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Entreprises

Napoléon résisteà l'Administration et à ses voisins

Par L'Economiste | Edition N°:463 Le 15/03/1999 | Partager

· Fort de son autorisation, le gérant de la boulangerie-pâtisserie-salon de thé refuse de fermer

· Les gérants et le personnel arrêtés samedi. Le local scellé

· Par pétition, les voisins refusaient ce commerce, Bd Ghandi à Casablanca


Les patrons de la pâtisserie, boulangerie et salon de thé Napoléon à Casablanca ont été sommés le 10 mars par le chef de district pour fermer le salon de thé(1). C'est la nième fois que l'Administration donne l'ordre verbal de fermeture de Napoléon, depuis le 2 mars, date de réouverture. Mais le 11 mars, Napoléon a reçu une lettre avec l'en-tête de la Wilaya: "Nous avons pu convaincre les habitants voisins d'accepter la pâtisserie et la boulangerie. Mais ils refusent l'exploitation du salon de thé. Et en raison de leur sécurité et du caractère provisoire de l'autorisation, vous resterez fermés jusqu'à jugement par le tribunal spécialisé qui a été saisi par le litige".
Les promoteurs ne veulent rien savoir et refusent toujours de fermer. Ils ne voient pas d'interdiction formelle d'exercer. "Nous avons notre autorisation pour exercice des activités de pâtisserie, boulangerie et salon de thé, signée par le wali le 6 mars 1998", indiquent-ils en l'affichant sur la devanture du café.

Pour eux, il n'y a pas lieu de dissocier entre les trois activités (salon de thé, pâtisserie et boulangerie), puisque l'autorisation porte sur les trois en même temps. Et ajouter que "s'il y a lieu de retirer l'autorisation, c'est pour les trois activités". De plus, la lettre adressée aux promoteurs n'est pas datée et ne porte pas de cachet de la Wilaya. Seul y figure celui d'un fonctionnaire.
Devant le refus de Napoléon, la Wilaya a envoyé le 12 mars sa fourgonnette pour faire exécuter sa décision. Les employés du complexe, une trentaine environ, sont alors sortis sur la terrasse avec des banderoles mentionnant "non à l'abus de pouvoir". Surpris par l'ampleur de cet événement, les agents de l'autorité avec des forces auxiliaires se sont retirés et ont "campé" à proximité du café, prêts à intervenir.
De temps à autre, quelques responsables des autorités entrent dans le café pour demander à exécuter la fermeture. Face à l'obstination des dirigeants de Napoléon, demandant une notification en bonne et due forme et les protestations des clients à l'intérieur, les fonctionnaires quittent le café. Les journalistes sortent leur "Canon" par les fenêtres pour prendre des photos.
A l'heure où nous mettions sous presse, le café a été fermé provisoirement par les promoteurs, le temps d'une rencontre avec le préfet. Ils disent toutefois décidés à rouvrir en cas de non-accord. Samedi, les forces de l'ordre ont investi le local, Bd Ghandi, à Casablanca et ont arrêté les gérants et une quinzaine d'employés.

Hicham RAÏQ

(1) Cf L'Economiste du 4 mars 1998.

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