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Société

Mouton et Nouvel an
Marrakech affiche complet

Par L'Economiste | Edition N°:2412 Le 30/11/2006 | Partager

. Hôtels surbookés et perspectives mitigées pour les restaurants. Les prix des soirées de réveillon revus à la baisse. Les professionnels à l’affût d’idées originales pour attirer la clientèleMarrakech s’annonce pleine à craquer pour les périodes de fêtes de fin d’année. Si l’on se réfère aux chiffres des dix derniers mois, la première ville touristique du Royaume a enregistré des hausses de 17%. Fait nouveau, le tourisme résidentiel (national) affiche une performance de plus de 70% durant le mois d’octobre. Une performance qui s’explique par les vacances de la Toussaint (fin octobre), les vacances scolaires de mi-trimestre et celles de l’Aïd El Fitr. «La tendance, pour les derniers mois marquant la clôture de l’année, est similaire», indique t-on.Fait exceptionnel, fin décembre, la fête d’Aïd El Adha coïncide avec la Saint-Sylvestre, qui célèbre le passage au nouvel an grégorien. «Côté hébergement, la capacité sera suffisante», indiquent des responsables de l’Association de l’industrie hôtelière (AIH). «Il reste encore des chambres à commercialiser à Marrakech». Question tarifs, les unités hôtelières de la Ville rouge présentent du nouveau, c’est-à-dire une mosaïque de prix. Pour certains établissements, cette fin d’année est synonyme de promotion. D’autres en profitent pour vendre les chambres à leur plus haut tarif et n’y vont pas de main morte avec les Marocains: un miniséjour de 5 jours, soirée du 31 décembre comprise, peut revenir à près de 12.500 dirhams par personne dans un établissement haut de gamme. Comme à l’accoutumée, les fêtes de fin d’année seront sonnantes et trébuchantes. Durant cette période, soit du 28 décembre au 1er janvier, un 3* peut réaliser un chiffre d’affaires de 100.000 à 150.000 DH/jour; un 4*, entre 180.000 à 350.000 DH/jour; un 5*, de 300.000 à 700.000 DH/jour. En matière de sécurité, les responsables locaux multiplient les réunions et renforcent leurs équipes. Il est vrai que, l’année dernière, ils étaient 60.000 visiteurs à choisir la Cité ocre pour célébrer le réveillon du Nouvel an. Et plus il y a de monde, plus il y a de tracas à gérer. Mais, réputation oblige, Marrakech se doit d’assurer et de briller de mille feux.Par ailleurs, côté animation, rien n’est encore défini avec précision. En effet, restaurateurs et hôteliers n’ont pas encore finalisé leur cartes et programmes. Il faut dire que vu la coïncidence entre les deux fêtes oblige les professionnels préfèrent attendre les 20 derniers jours. Certains ont déjà pris les devants pour organiser au sein des établissements hôteliers, comme l’Atlas, des menus inspirés de l’ambiance familiale d’Aïd Adha. La fumée en moins. De fait, cette Saint-Sylvestre s’annonce un peu plus compliquée. Le 31 décembre est traditionnellement fêté dans des villes touristiques comme Marrakech dans une ambiance folle conjuguée à une animation internationale. Traditionnellement, pour l’occasion, les opérateurs affûtent leurs armes et aménagent de grands espaces pour des soirées animées le plus souvent par «des chanteurs venus spécialement des pays du Golfe, d’Egypte et orchestres inédits». Les hauts lieux branchés de la ville font appel, de leur côté, à des DJ de renommée internationale. Les bouchées doubles sont mises en revanche côté cuisine pour attirer des clients fins gourmets et appréciant les produits de la vigne. Et tous ces dispositifs permettent de vendre le package du réveillon du Nouvel an dans une fourchette de prix allant de 2.500 à 3.000 dirhams. Habituellement, les restaurateurs et hôtels l’accompagnent d’un Open Bar. Coïncidence du calendrier-Hégire oblige-, ce ne sera pas un argument de vente cette année. Les professionnels (hôteliers et restaurateurs) arriveront-ils à concocter des soirées originales, non alcoolisées? C’est à voir. Pour une fois, les programmes d’animation devraient faire preuve de plus d’originalité pour se vendre. Déjà, on annonce que les prix seront revus à la baisse. C’est aussi le cas pour l’industrie de loisirs, qui est en plein essor avec des dizaines de restaurants, lounges et boîtes de nuit, qui ouvrent leurs portes chaque année (cf.www.leconomiste.com). Ici aussi, la concurrence est rude. «Il n’y a pas de secret dans ce domaine; la qualité prime», explique le chef Moha Zeriab, propriétaire de Dar Moha et deux maisons d’hôtes. Le phénomène de mode veut que l’offre mélange désormais cuisine marocaine et celle plus orientale ou encore occidentale. Pour ce professionnel, si l’on veut réussir cette journée spéciale, il faudra faire preuve d’originalité et innover en matière de cuisine. Les fines bouches ne pourront qu’apprécier.


Pertes

Cette année, c’est surtout l’interdiction de la vente d’alcool aux musulmans, pratiquée à l’occasion des fêtes religieuses, qui fait grincer les dents. Cette année, l’Aïd El Kébir coïncide avec le réveillon du 31 décembre. Le désarroi est plus frappant du côté des boîtes de nuit, qui font ce jour-là un très bon chiffre d’affaires. Les restaurateurs traditionnels ont, eux, un discours plus mitigé. «Cette restriction, qui ne concerne que les Marocains et les personnes de confession musulmane, ne touche en réalité qu’une partie de la clientèle», indique Brahim Rmili, président des restaurateurs. Même son de cloche auprès de My Hassan Mdaghri, propriétaire et gestionnaire de Ksar El Hamra, haut lieu gastronomique. De fait, l’ensemble de ces établissements maintiennent leur programmation, mais ils baissent leurs prix. Apparemment, les hôtels aussi. «Il y aura un manque à gagner certain cette année, car ce sont justement les touristes nationaux qui nous font réaliser le plus gros du chiffres d’affaires», estiment les professionnels. Ils annoncent plus de 25% de pertes du CA pour les établissements hôteliers et restaurants à Marrakech, durant la période allant du 24 décembre (jour du réveillon de Noël) au 1er janvier. Badra BERRISSOULE

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