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Moulay Yacoub
De l’eau potable pour 242 douars

Par L'Economiste | Edition N°:2383 Le 16/10/2006 | Partager

. 5 stations de pompage installées. 250 gardiens gérants recrutés. Un programme d’investissement de 1,17 milliard de DHPendant de longues années, la population rurale de la province de Moulay Yacoub devait puiser dans les sources et puits traditionnels pour ses besoins en eau potable. Astreintes à cette corvée, les jeunes filles et les femmes étaient souvent obligées d’aller assez loin pour assurer l’approvisionnement du foyer. «Celles-ci étaient obligées de parcourir plusieurs km à pied pour cela», témoigne Zouhour Hajji, institutrice à la commune Sbaa Raouadi. Pour elle, l’installation des bornes fontaines a résolu beaucoup de problèmes. Cela a rendu la vie plus facile aux femmes des villages. Aujourd’hui, grâce au système des bornes fontaines, 242 douars de la province et une population de 67.000 habitants sont alimentés en eau potable.La première tranche de ce projet a été lancée par l’Office national de l’eau potable (ONEP) en janvier 2003 et concernait 102 douars composés de 25.000 habitants. La deuxième tranche qui vient de s’achever au mois de septembre a permis d’alimenter en eau potable 140 douars pour une population de 42.000 habitants. Ainsi, le taux d’accès qui était de 5% au début des années 90 a été porté à 50% en 2004. «Il est aujourd’hui de prés de 100% grâce au dernier projet opéré dans la province de Moulay Yacoub», indique Abdellah Aouzai, directeur régional de l’ONEP du Centre Nord. Ce dernier chantier consistait en la pose de conduites d’adduction et de distribution sur 500 km, la construction et l’équipement de 5 stations de pompage, de 28 réservoirs d’une capacité totale de 3800 m3 et de 250 bornes fontaines. Il consistait aussi à amener des lignes électriques et la réalisation d’un système de télégestion des installations, une technologie qui permet la transmission en temps réel, des paramètres d’exploitation. Cela permet, selon le management de l’ONEP de Fès, d’assurer un suivi continu de l’état des équipements et la réduction des délais d’intervention des équipes de maintenance. . Amélioration des conditions de vieLe financement du projet, dont le coût global est évalué à 206 millions DH est assuré par l’ONEP à travers un emprunt de la Banque japonaise de coopération internationale (JBIC).Pour Aouzai, au-delà de la couverture des besoins en eau, l’accès de cette population à une eau de bonne qualité a eu des retombées positives aussi bien sociales qu’économiques sur la région.«L’accès à l’eau potable a permis d’améliorer sans conteste les conditions de vie, en terme de santé et d’hygiène de la population rurale de la province de Moulay Yacoub», souligne-t-il.Concernant les retombées économiques, l’alimentation de la province de Moulay Yacoub en eau potable a permis la création de trois microentreprises qui se chargent de la maintenance de 1er niveau, de la gestion et de l’entretien des installations dans cette zone. «L’ONEP les accompagne dès le démarrage de leurs entreprises et assure l’assistance technique durant les premiers mois de leurs activités. L’objectif étant de garantir la pérennité du service rendu aux usagers par l’amélioration de l’efficacité des installations, de disposer d’une sous-traitance de proximité capable d’intervenir dans les meilleurs délais et de contribuer au renforcement des pôles de développement économique en milieu rural», précise la direction de l’Office. Aussi, 250 emplois de gardiens gérants ont été créés pour la gestion des bornes fontaines. «Il fallait impliquer la population des douars dans ce processus et imprégner chez elle la culture de l’économie de l’eau et la lutte contre le gaspillage d’une source rare», ajoute-t-il. Dans le cadre de sa stratégie de généralisation de l’accès à l’eau potable, l’ONEP a mis en place pour la période 2006 – 2009 un vaste programme d’investissement évalué à 1,17 milliard de DH qui concerne une population rurale de 576.500 habitants dans les régions de Fès-Boulemane et Taza-Al Hoceima-Taounate. Cela permettra, selon Aouzai, de porter les taux d’accès à l’eau potable atteints en 2005, de 94% et 60% respectivement dans la région de Fès-Boulemane et la Région de Taza- Al Hoceima –Taounate à 97% et 88% en 2007. Parmi les principaux projets du programme, figure l’alimentation de 373 douars relevant de la province de Taza à partir du barrage Louta, de 230 douars relevant de la province de Taounate à partir du barrage Al Wahda et de 426 douars relevant des provinces de Taza, Al Hoceima et Taounate à partir du barrage Assfalou.Ainsi bon nombre de fillettes dans ces différentes contrées seront dispensées de la charge d’eau et peuvent désormais retrouver les bancs de l’école et se consacrer à l’enseignement…


2 millions de bénéficiaires

La direction régionale du centre nord de l’Office national de l’eau potable intervient de la production à la distribution de l’eau potable, dans 80 centres et 1.180 douars. Cela représentent quelque 2 millions d’habi-tants qui relèvent des deux régions de Fès-Boulemane et de Taza-Al Hoceima-Taounate.De notre correspondante,Rachida Bami

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