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    Economie

    Moto : Le casque ou la fourrière

    Par L'Economiste | Edition N°:193 Le 17/08/1995 | Partager

    Les casques de conducteurs de motos sont devenus obligatoires depuis quelque temps pour les 50 cm3 et plus. Certaines préfectures l'exigent également des conducteurs de motocyclettes de 49 cm3. Dans les grands boulevards de Casablanca, des barrages de police contrôlent sévèrement les deux-roues. Le mot d'ordre est clair: "vous avez le casque vous passez-vous n'avez pas le casque vous ne passez pas". Auparavant, les casques étaient obligatoires pour les conducteurs de motos à permis. Les possesseurs de petites motos, qui sont beaucoup plus nombreux, n'étaient pas concernés. Des études menées en France avaient démontré que les conducteurs de deux-roues victimes d'accidents sont le plus souvent touchés à la tête. Ainsi, la loi française à imposé le port du casque sous peine de sanctions sévères. Reprenant l'exemple français, le Maroc a introduit la même mesure. Pour les centaines de milliers de conducteurs de motos au Maroc, le réflexe de prendre le casque est presque inexistant. Mais avec cette campagne, la demande sur le marché des casques de moto a pris de l'ampleur. Elle s'oriente surtout vers le marché du neuf. Car dès qu'une moto est mise à la fourrière, le propriétaire doit se présenter au commissariat de police avec la facture d'achat du casque en son nom. Le fait de présenter un vieux casque ou en emprunter un pour retirer la moto n'est pas valable.

    Les points de distribution, quant à eux, enregistrent une augmentation des ventes de casques dont l'écoulement était difficile sur le marché marocain. Généralement vendus à titre accessoire, les casques proviennent essentiellement de l'importation. La quasi-totalité des vendeurs sont restés discrets sur leurs marques et leurs sources. "C'est un secret professionnel vis-à-vis nos concurrents", indique le directeur d'un grand supermarché au centre-ville de Casablanca. D'autres distributeurs se sont contentés de dire que le secteur est fortement imposé. A l'importation, la taxe se situerait autour de 110%. Mais personne n'a voulu donner l'évolution du chiffre d'affaires relatif aux casques destinés aux conducteurs de motos. Les victimes d'un éventuel contrôle pour le non-port de casque ne payent aucune amende. Seuls les frais de mise à la fourrière, qui se chiffrent à 4 Dirhams par 24 Heures et les frais de transport de la moto du point de contrôle à la fourrière (30 Dirhams) sont supportés par le contrevenant. Toutefois, ce dernier doit payer un prix beaucoup plus cher pour l'achat d'un casque. Ce prix varie entre 500 et 1.000 Dirhams.

    Hicham RAÏQ.

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