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    Economie Internationale

    Moscou diminue ses achats de sucre cubain

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    La Russie n'achètera pas de sucre cubain au second semestre de cette année, a déclaré, en début de semaine, Viktor Barykin, le patron de la plus grosse centrale russe pour l'achat de sucre, Prodintorg.
    Cette déclaration n'a rien de surprenant puisque "les raffineries russes s'arrêtent chaque année de tourner de Juillet à Septembre pour cause de maintenance", explique un professionnel.
    "De Septembre à Décembre, elles traitent la production locale de betteraves et ne raffinent le sucre brut importé que le reste du temps", poursuit-il.

    Au premier trimestre, les entreprises russes, avec Prodintorg en tête, n'ont acheté que 500.000 tonnes de sucre cubain, soit la moitié du contrat signé avec La Havane en 1992.
    Cette quantité reste dérisoire comparée à l'an dernier, où Moscou avait importé 4,5 millions de tonnes de sucre cubain. Moscou, qui jusqu'en 1991 achetait au nom de l'Union Soviétique, ne représente évidemment plus que la Russie, et encore pas toute.
    D'après des estimations établies par les professionnels, l'Etat Russe achèterait aujourd'hui près de 3,5 millions de tonnes à travers ses centrales d'achat et un million de tonnes par le biais des conglomérats industriels qui sont fournis directement.

    La diminution des achats de sucre cubain par les Russes aurait, hormis une explication économique, une portée politique, selon le quotidien économique français le Figaro.
    Celui-ci explique que la production cubaine lors de la campagne 1990/91 avait été inférieure à son quota d'exportation sur l'URSS, ce qui, alors avait contraint les autorités cubaines à acheter la différence sur le marché mondial grâce à un emprunt d'un milliard de Dollars, auprès des banques internationales, garanti par Moscou. Cuba étant en cessation de paiement, c'est donc Moscou qui risque d'être contraint de rembourser.

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