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Mohammédia veut déléguer la gestion de l’éclairage public

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. La ville a adopté l’avenant élargissant l’intervention de la Lydec à l’éclairage public. Sans cet avenant, le concessionnaire ne peut participer au marché communalMohammédia sur les traces de Casablanca. La municipalité de la ville est en passe de donner en gestion déléguée l’éclairage public à la Lydec. Au cours de la session d’octobre, tenue en fin de semaine dernière, les élus ont profondément examiné ce point à l’ordre du jour. C’était un débat houleux et contradictoire. Les représentants de la Lyonnaise des eaux (vice-directeur général et son adjoint) ont beau essayé de rallier les représentants de la ville, mais c’était une tâche difficile. Il s’agit de les convaincre de voter “l’avenant 02 relatif à la convention de gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide” conclue entre l’ex-Communauté urbaine de Casablanca et la Lydec en 1997. Après d’âpres discussions, le conseil a adopté, finalement, l’avenant par 20 voix contre 16. Cet accord complète l’article 2 de la convention de gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement. Il autorise expressément le délégataire (la Lydec) de contracter, avec l’autorité délégante ou avec chaque commune prise individuellement, au sujet de la gestion déléguée de l’éclairage public. L’exposé du représentant de la Lydec a fait le tour des missions et des objectifs du concessionnaire au cas où il prendrait en charge l’éclairage public à Mohammédia. Fournir l’électricité au service de l’éclairage public, exploiter et entretenir les installations électriques, gérer les ressources humaines et matérielles mises à disposition par la ville, seront les missions de la Lyonnaise des Eaux. Cette entreprise s’engage à améliorer rapidement le taux et la qualité de l’éclairage dans la ville (à Casablanca ce taux et passé de 68% du temps de la gestion directe par la commune à 93% sous la gestion concédée). Elle promet aussi d’accorder une priorité aux quartiers périphériques qui, selon des élus, sont dans un noir permanent. Mais c’est surtout l’attrait économique qui constitue le point fort du concessionnaire. Il s’engage à réaliser des économies sur le budget destiné au service de l’éclairage. A Casablanca par exemple, la Lydec a permis au Conseil de la ville d’économiser 22 millions de DH en matière d’éclairage grâce à la rationalité de la gestion. Des sommes qui vont financer d’autres besoins de la population casablancaise.Les élus n’étaient pourtant pas acquis au discours de la Lydec. Un intervenant du PJD avait décortiqué juridiquement l’avenant. il propose de remplacer la formule “ … le délégataire est autorisé expressément à conclure un contrat … sur la gestion déléguée à l’éclairage public” par “ … le délégataire est autorisé expressément à conclure un contrat … sur l’élargissement des compétences du délégataire à l’éclairage public”. Les conseillers voient dans l’expression que propose l’avenant une ambiguïté juridique. Ils craignent qu’ils soient dessaisis de leur pouvoir de choisir le délégataire par voie d’appel d’offres.Le représentant de la Lyonnaise des Eaux s’est voulu rassurant : le Conseil est souverain. Même en adoptant l’avenant, il garde toute latitude de procéder par voie d’appel d’offres. Ce que confirme Mohammed El Atouani, président de la commune. Et d’ajouter que “le conseil procédera à l’étude d’un projet de convention, à la préparation d’un cahier des charges et au lancement d’un appel d’offres”. Toutes les craintes des élus sont ainsi dissipées. Mais sans l’avenant, la Lydec ne peut participer au marché communal de l’éclairage.


Convention

La ville de Mohammédia a aussi adopté, à la majorité de 18 voix contre 15 et une abstention, la convention liant la municipalité à la Lydec. En vertu de cette convention, cette entreprise prendra en charge l’éclairage public pendant 3 mois renouvelables une seule fois.Ali JAFRY

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