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Mohammédia: Une catastrophe écologique

Par L'Economiste | Edition N°:2426 Le 20/12/2006 | Partager

. Les maladies respiratoires en hausse. Les polluants atmosphériques en causeMOHAMMÉDIA-Air pole, une étude éco-épidémiologique dévoile ses conclusions (voir tableau). L’objectif de l’étude est de mesurer les relations à court terme entre les polluants atmosphériques avec les crises d’asthme et les symptômes respiratoires dans la population infantile. Elle a été réalisée sur 76 enfants asthmatiques dans 5 centres de santé de la ville. 75% des ces enfants ont une tranche d’âge comprise entre 12 et 15 ans. La majorité de ces derniers ont souffert pendant la durée de l’étude de crises d’asthme et de symptômes respiratoires. Les indicateurs de pollution pris en considération dans le cadre de cette étude épidémiologique est le dioxyde de soufre (SO2) et le monoxyde d’azote (NO). Les responsables de l’étude attirent l’attention sur le fait qu’«ils ne sont qu’un reflet partiel de la complexité de la pollution atmosphérique urbaine, composée de centaines d’espèces chimiques qui réagissent entre eux». Quant aux indicateurs sanitaires, il s’agit du nombre journalier de crises d’asthme, de sifflements dans la poitrine, de réveils dûs aux toux nocturnes, de gêne et d’infection respiratoire et enfin de prise de médicaments anti-asthmatiques. Les résultats épidémiologiques montrent que si on passe du niveau de base de pollution (1µg/m3 de SO2) à niveau moyen de pollution (11,9µg/m3), les responsables de l’étude observent une augmentation de la durée des symptômes qui avoisine 10,5% pour les crises d’asthme, 11% pour la toux nocturne, 5,4% pour la gêne respiratoire et 4,6% pour la prise de médicaments. Si la pollution s’élève à 70µg/m3, les augmentations de la durée des symptômes atteignent des nivaux record: 99% pour les crises d’asthme, 106% pour les toux nocturnes, 44% pour la gêne respiratoire et près de 37% pour la prise de médicaments. Même tendance de hausse pour le monoxyde d’azote avec des taux nettement moins élevés.En général, cette étude, réalisée auprès d’enfants asthmatiques, met en évidence des liens entre la survenue et la durée des crises d’asthme et des épisodes de toux nocturne avec l’indicateur de pollution SO2. Même constat de liaison entre les autres indicateurs de santé, gêne respiratoire et prise de médicaments, et le dioxyde de soufre. Le monoxyde d’azote provoque lui aussi des crises d’asthme et des toux nocturnes auxquelles s’ajoutent des fièvres.Ali JAFRY

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