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Economie

Mines : Modernisation pour contrer la crise

Par L'Economiste | Edition N°:74 Le 08/04/1993 | Partager

Malgré une production en hausse de 6% par rapport à 1991, le chiffre d'affaires à l'exportation réalisé par l'industrie minière a accuse un recul de l'ordre de 15%, à 9,7 milliards de Dirhams.

A fin 1991,le secteur minier avait pourtant résisté à la morosité du marché. Entraîné par un léger relèvement des prix moyens, les exportations marocaines avaient alors progressé de 6,95% en valeur, malgré une baisse de volume de 10,38% par rapport à 1990.

Les velléités de hausse des prix se sont heurtées en 1992 à une conjoncture maussade. Dans l'ensemble, les cours des produits ont repris leur tendance à la baisse, atteignant des niveaux très bas en termes réels, jamais égalés, relève-t-on dans le rapport provisoire du secteur minier pour l'année 1992, communiqué par le Ministère de l'Energie et des Mines. Tournée essentiellement vers l'exportation, l'industrie minière marocaine ne pouvait efficacement réagir aux effets pervers du marché. Celui-ci ne semble pas se relever de sa torpeur au cours des premiers mois de l'année 1993. Globalement, les producteurs de produits miniers auront fort à faire avec une crise qui persiste.

Baisse de 11% des exportations de phosphates

Le phosphate, principal produit minier d'exportation est de fait largement exposé aux aléas de la conjoncture: les importations des pays de l'Est continuent de s'effriter; celles des pays occidentaux restent soumises aux pressions écologiques, entraînant par ailleurs la fermeture d'usines de fertilisants d'origine chimique; les consommations australiennes d'engrais sont pour leur part maintenues à un niveau très bas en raison de la récession de l'agriculture. De fait, les résultats ne pouvaient qu'être médiocres. Les exportations d'engrais ont reculé de 13,6%, à 1,8 million de tonnes. De 10 milliards de Dirhams en 1991, le chiffre d'affaires à l'exportation du phosphate et des produits dérivés est tombé à 8,5 milliards, soit une baisse de 15%. Baisse découlant essentiellement de la faible performance enregistrée par le phosphate dont les exportations ont régressé de 0,12% en volume et de 10,8% en valeur.

Les autres produits miniers ont dans l'ensemble légèrement déprimé tant au niveau de la production que des exportations. La production est passée de 1,61 million de tonnes à 1,58, soit une baisse de l'ordre de 1,8%. Les exportations ont plafonné à 617.516 tonnes pour une recette globale de 827 millions de Dirhams, reculant respectivement de 21,5 et 13%.

Une réaction est cependant apparue pour atténuer les effets conjugués de la baisse de la demande mondiale de produits miniers et de la chute des prix. L'industrie minière a tablé sur la recherche et la modernisation de l'appareil de production tout en mettant un accent particulier sur la résorption du déficit social. Du coup, le montant des investissements a été multiplié par quatre en 1992, passant de 737,7 millions de Dirhams un an plus tôt, à plus de trois milliards de Dirhams. Ces investissements se répartissent entre la recherche (119 millions), l'exploitation et l'enrichissement (1,8 milliard), la valorisation (813 millions) et le volet social et formation (420 millions). L'OCP aura pour sa part engagé 67% de l'enveloppe globale consacrée aux investissements, ou un montant d'un peu plus de 2 milliards.

Apparemment, le secteur minier pense pouvoir réagir à la crise. Par sa modernité, la mine de Cuemassa inaugurée en Décembre 1992(1), annonce une mutation certaine de l'industrie minière au Maroc. La visite organisée parallèlement à cette manifestation avait en fait pour objectif de réhabiliter l'image de ce secteur eu égard aux préjugés défavorables à l'industrie minière. Sur un autre registre, le redressement assez surprenant des Charbonnages du Maroc (2) confirme cette volonté d'exister.

A.D.N.

(1) C f L'Economiste n°58 du 17 décembre 1992

(2) Cf L'Economiste n° 73 du 1er avril 1993: l'Histoire du redressement des Charbonnages du Maroc.

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