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Entreprises

Mines: La compagnie de Touissit au chevet de la Seferif

Par L'Economiste | Edition N°:524 Le 08/06/1999 | Partager

· La société rachète la mine à 35 millions de DH
· Relance de l'exploitation de la bentonite
· La réouverture de la mine de fer suspendue à l'étude de faisabilité


La Compagnie Minière du Touissit (CMT) a signé hier, à Rabat la convention officialisant la reprise de la mine de bentonite exploitée par la Seferif dans la région de Nador.
Pour cette acquisition, la CMT a déboursé un investissement de 35 millions de DH, dont l'essentiel a été affecté à l'indemnisation des salariés du site, en chômage technique depuis plusieurs années. «Cette acquisition conforte la société dans sa politique d'extension dans le Nord du pays», déclare M. Taïeb Skalli, PDG de CMT. C'est la raison pour laquelle la société s'est intéressée à cette mine quasi désaffectée depuis maintenant une vingtaine d'années, bien que l'extraction de bentonite y ait été maintenue. Cette mine possédait aussi un gisement de fer aujourd'hui épuisé.
En reprenant la mine de Seferif, la CMT compte faire redynamiser ce site en le modernisant et en développant la production de bentonite qui stagne depuis des années. Ayant obtenu un permis d'exploitation pour ce minerai, M. Skalli espère faire passer cette production de 12.000 à 30.000 tonnes par an.
Avant la fin de l'année, la CMT compte créer une activité de chaudronnerie et de mécanique dans la région pour faire face aux besoins des sociétés minières. Elle servira d'extension aux ateliers déjà installés à Oujda.
Grâce aux concessions sur les minerais de fer, les repreneurs de la mine de Seferif s'engagent à conduire une étude de faisabilité par des cabinets nationaux et étrangers spécialisés dans le domaine de la sidérurgie et l'exploitation minière. L'objectif est de détecter un éventuel gisement de fer. Ces études très détaillées consistent à analyser des échantillons afin de découvrir de nouvelles méthodes de traitement.

300 millions de DH d'investissements


«La mine est fermée à cause de procédés peu adaptés à la structure», explique M. Skalli. La technologie a évolué et ce minerai, qui contient beaucoup de soufre, nécessite un traitement appliqué.
L'étude de faisabilité, qui avalisera le démarrage des activités, n'aboutira pas avant trois ans. Dans tous les cas, il y aura un minimum d'activités, se rassure M. Skalli. «Dans l'immédiat 10 à 15 millions de DH seront injectés dans la mine et 10 autres sont réservés à l'étude de faisabilité», annonce M. Skalli. Il ajoute que si les résultats de l'étude sont viables et toutes les conditions réunies, la CMT s'engage à investir 300 millions de DH.
Elle poursuit son ancrage dans le Nord, dont le développement est érigé en priorité gouvernementale.
M. Skalli croit fermement au potentiel de la Sonasid (Sidérurgie du Nord) qui dorénavant, n'aura plus besoin d'importer pour produire. Il pense pouvoir l'alimenter dans trois ans.
Concernant le volet social, dès que la mine sera reprise, M. Skalli annonce la création immédiate de 50 postes, et autant pour les ateliers de chaudronnerie. Plus tard, si l'étude de faisabilité est concluante, la mine nécessitera au moins 400 autres postes de travail.
Pour le management de la CMT, le rachat de la mine de Seferif entre dans la stratégie de croissance de l'entreprise. Ce n'est pas la première mine moribonde reprise dans leur giron. En 1998, la société a racheté la mine de Sidi Lahcen qui se trouve à cent kilomètres de la ville d'Oujda.
«Toutes les mines que nous avons rachetées étaient à l'arrêt», fait observer M. Mansour Jender, directeur des Exploitations Minières de la CMT. Aujourd'hui, elles sont toutes prospères: «A Tighza, la production de plomb (40.000 tonnes actuellement) doit atteindre 50.000 dans deux ans», prévoit M. Skalli.
Avec en plus la Fonderie Zellija, dont elle détient une partie du capital, la CMT se retrouve premier producteur de plomb en Afrique. Le problème, dont la société souffre, c'est la chute des cours du plomb sur le marché. Depuis trois ans, les cours se trouvent dans un cycle baissier. La CMT a réussi à convaincre l'Office des Changes de l'autoriser à traiter des opérations de couverture à terme par achat d'options. L'objectif est de limiter les effets de fluctuation.


Carte de visite


La Compagnie Minière du Touissit est une société anonyme à capitaux mixtes. Créée en 1974, elle est détenue à 50% par une société franco-suisse. L'autre moitié des capitaux est partagée entre la SNI qui en détient 20%, le Fonds Marocain de Placement 5% et le reste par des sociétés privées. Sa vocation première, c'est l'exploitation des mines et la métallurgie, même si à un moment donné elle s'est quelque peu penchée sur l'immobilier. Le chiffre d'affaires réalisé en 1998 est en baisse, 238 millions de DH, à cause de la morosité au niveau des cours mondiaux expliquent les responsables. En 1997, la société a vendu pour 270 millions de DH.
La CMT exporte principalement vers la France, l'Espagne, l'Italie, l'Inde et la Turquie à travers leur filiale la Fonderie de Plomb de Oued El Himer qui traite la totalité de leur production.
«Pour une introduction en bourse, c'est probable, mais pas avant quatre ans», déclare M. Skalli. Il faut les capitaux nécessaires.

Radia LAHLOU

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