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Politique

Migrations clandestines
Mobilisation méditerranéenne

Par L'Economiste | Edition N°:1854 Le 15/09/2004 | Partager

. Vision sécuritaire ou approche humanitaire?. Constat mitigé chez les voisins du NordLa réunion des 5+5 sur la migration clandestine, qui s’ouvre aujourd’hui mercredi à Alger, intervient à une période hautement critique. Les flux des clandestins en partance vers l’Europe ont atteint des dimensions «hallucinantes» cet été. Il ne se passe pas une semaine sans que l’actualité ne rapporte l’arrestation de contingents, par vingtaines, même par centaines. Selon le ministère des Affaires étrangères, la délégation marocaine sera conduite par Nezha Chekrouni, chargée des MRE. Le premier jour de la réunion sera consacré à la poursuite des consultations entre les experts. Au deuxième jour, les délégations ministérielles et les ONG feront des exposés. C’est une heure de grande mobilisation pour les partenaires euro-méditerranéens, qui abordent systématiquement le dossier des clandestins dans leurs rencontres. «L’Europe n’adopte pas une politique migratoire mais une police migratoire qui aggrave la clandestinité et engraisse les mafias des passeurs», s’emporte Khalid Jemmah, président de l’Association des familles des victimes de l’émigration clandestine. Devant l’ampleur du phénomène, l’Europe changera-t-elle sa vision basée sur la sécurité au détriment de l’aspect humanitaire? Le constat est plutôt mitigé. La France dépêchera à la réunion son ministre des Affaires sociales, Jean-Louis Borloo alors que le dossier implique plus le ministère de l’Intérieur. Mais Dominique de Villepin étant en déplacement au Maroc, on ne peut pour l’instant affirmer s’il s’agit d’un changement réel de vision ou d’une simple contrainte de calendrier. . Discours souple, accès sur le partenariatL’Espagne, qui avait une des positions les plus radicales sous l’ère du parti populaire (on se rappelle de la fameuse proposition d’Aznar de conditionner les aides européennes au Sud à leurs efforts de lutte), adopte un discours souple, axé sur le partenariat, et annonce la régularisation de milliers de clandestins. En revanche, l’Italie est en colère contre la Libye, lui reprochant son manque de collaboration suite à l’arrestation de convois massifs sur l’île de Lampedusa. Rome, qui tient Tripoli pour responsable, voudrait obtenir l’ouverture de camps d’accueil. Ce n’est pas nouveau pour un Berlusconi qui, rappelons-le, avait acquis le pouvoir avec l’aide de l’extrême-droite, et dont l’équipe vient d’initier (avec l’Allemagne) un projet de création d’un centre de demandeurs d’asile dans les pays du Sud. Plus que jamais, l’Europe des 25, représentée politiquement par le courant conservateur, est appelée à harmoniser sa position. Les droites européennes n’ont plus le même discours sur la migration. Il y a en effet des divergences d’approche entre les droites française et italienne. Avec l’expérience italo-libyenne, l’Afrique du Nord est en train de revivre les durs moments entre le Maroc et l’Espagne sous Aznar. Alors que la France, même avec les lois Sarkozy, a toujours cherché à maintenir des relations d’exception avec ses partenaires maghrébins. Et le rapprochement franco-espagnol, dans le cadre de l’UE, poussera dans la voie d’une harmonisation dans «les sujets d’intérêt commun». N. L.

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