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Economie

Migration légale
Comment gérer la fuite des cerveaux

Par L'Economiste | Edition N°:2729 Le 06/03/2008 | Partager

. Une priorité pour assurer le développement . La volonté politique est déterminante Depuis la conférence de Rabat en 2006, l’approche adoptée pour affronter la migration a sensiblement changé. Tous les pays concernés par ce phénomène ont compris la limite de la stratégie sécuritaire pour l’appréhender d’une manière plus globale. Ce message a été rappelé par Youssef Amrani, directeur général au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, à l’occasion de l’ouverture des travaux de la réunion des experts sur la migration légale tenue à Rabat les 3 et 4 mars. Pour lui, la rencontre de Rabat a marqué le point de départ d’un processus de concertation ambitieux, axé sur la coopération politique et économique, le co-développement, ainsi que la création de politiques publiques migratoires. «Cette conférence s’est singularisée par son approche globale du phénomène, qui a rassemblé dans un esprit de solidarité agissante et de responsabilité partagée, les pays d’origines, de transit et de destination des migrants», ajoute-t-il. Cette rencontre a connu la participation de plusieurs experts dans le domaine, représentant 57 pays européens et africains. Des experts qui ont convenu de la nécessité d’organiser la migration légale sur la base d’un certain nombre de mécanismes, notamment celui de la migration circulaire. Il a également été question d’approfondir la question de la protection sociale du migrant. Sur ce point, il faut souligner que les travaux ont été marqués par la présentation d’un document préparé par la partie marocaine sur «la mise en place du plan d’actions de Rabat». Ce document constituera une plate-forme de travail pour la prochaine conférence de Paris, prévue les 20 et 21 octobre prochains. En matière de travail saisonnier, il faut rappeler l’expérience initiée par le Maroc en partenariat avec l’Union européenne dans le cadre du projet Meda II. Et c’est l’Agence nationale de la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) qui a été chargée de mener ce dossier. Sa mission est de prospecter toutes les opportunités de placement à l’étranger des marocains candidats à l’émigration. Les résultats obtenus sont encourageants. En effet, en 2007, plus de 5.000 personnes ont travaillé à la cueillette des fraises dans les champs du sud de l’Espagne (www.leconomiste.com). Pour 2008, l’Anapec table sur la création de 12.000 emplois saisonniers. Des efforts seront renforcés en matière de prospection dans d’autres pays comme la France, l’Italie et le Portugal.


«Préférence nationale»

La question de l’émigration des cadres a été également examinée par les experts lors de la réunion de Rabat. Pour Youssef Amrani, directeur général au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le recrutement des cadres des pays du sud ne doit pas toucher les secteurs qui connaissent une pénurie en main d’œuvre. «En clair, il faut veiller à préserver notre propre développement. Donc, privilégier la notion de préférence nationale. Toutes les prévisions actuelles montrent que les pays du nord seront confrontés, dans les prochaines années, à une forte pénurie en cadres qualifiés. Nour Eddine EL AISSI

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