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Microcrédit: Le statut des associations à revoir

Par L'Economiste | Edition N°:2912 Le 01/12/2008 | Partager

. Une transformation possible en banque ou en société de financement. Un éventuel élargissement du champ d’activitéLes associations de microcrédit (AMC) changeront-elles bientôt de statut? L’enjeu est de taille. Si elles sont appelées à faire évoluer leur statut en sociétés de financement, toutes les AMC ne disposent pas forcément des assises financières comparables à celles des banques. Ces dernières garantissent leurs crédits via des sûretés personnelles ou réelles, alors que les AMC ne peuvent compter que sur la garantie solidaire d’un groupe d’emprunteurs. Par ailleurs, sur treize AMC, seules cinq d’entre elles (Al Amana, Zakoura, Ardi, Fondep, et La Fondation Banque Populaire) ont les reins assez solides pour opérer la transformation vers le statut de banque ou de société de financement. À elles seules, ces cinq associations représentent 96% du secteur du microcrédit. Quant aux huit restantes, il ne leur reste que les subventions octroyées soit par l’Etat, soit par des bailleurs de fonds internationaux. À ce sujet, le ministère des Finances a rappelé l’appui de Millenium Challenge Corporation au secteur, à travers une enveloppe de plus de 400 millions de DH. Mais la profession reste optimiste. Les AMC les plus représentatives restent dotées d’une capacité de bancarisation certaine, puisqu’elles gèrent chacune des portefeuilles de plus de 1 milliard de DH (cf.www.leconomiste.com) Par ailleurs, au terme du premier semestre 2008, près de 6 milliards de DH de crédit ont été distribués par les AMC, ce qui représente une croissance annuelle de 5,5%. Quant au résultat net du secteur, il s’est apprécié de 8% à 133 millions de DH. Pour ce qui est du processus de transformation, une étude diligentée par le ministère des Finances est en cours. Les recommandations devraient en principe être soumises en juin prochain. Auparavant, une autre étude avait été menée par l’Agence française de développement. Parmi les solutions institutionnelles envisagées, la première serait d’offrir aux AMC qui le souhaitent une intégration dans la catégorie bancaire, et, en l’absence de collecte de l’épargne publique, la transformation en société de financement. Ce qui aurait notamment l’avantage d’éviter un dualisme du secteur financier, en recréant une «loi bancaire bis» pour la microfinance. En outre, les principes de la supervision ne seraient pas appelés à changer, les AMC étant déjà soumises au titre IV de la loi bancaire. La seconde solution envisagée est la poursuite de l’élargissement des compétences et du champ d’activité des AMC, en permettant à celles qui le souhaitent, et qui présenteraient des garanties suffisantes, d’étendre leurs activités financières (crédit, moyens de paiement) et non financières (intermédiation en assurance), ainsi qu’une amélioration de leur accès aux marchés financiers. «Certaines AMC réfléchissent au développement d’autres produits de la microfinance. Nous aspirons à offrir une gamme plus large», souligne Zine El Abidine El Otmani, DG de l’association Fondep.A.B.

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