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Microcrédit: Des règles prudentielles pour janvier

Par L'Economiste | Edition N°:2912 Le 01/12/2008 | Partager

. Un arrêté ministériel attendu incessamment. La centrale des risques pour le second trimestre 2009Le microcrédit à la veille d’un tournant décisif ? La dernière réunion du Conseil consultatif du secteur, qui a eu lieu le 25 décembre en présence du ministre de l’Economie et des Finances, semble le confirmer. Salaheddine Mezouar, tout en rappelant l’évolution que connaît le secteur, a appelé à une analyse des facteurs pouvant entraver son évolution. Des contraintes déjà évoquées lors du dernier conseil d’administration, en octobre dernier, de la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM). Les associations de microcrédit (AMC) ont du pain sur la planche. Leur bancarisation, envisagée depuis un bon moment, semble inéluctable. La forme associative aurait montré ses limites, surtout pour le recouvrement des créances. Le secteur affiche un taux d’impayés de 5%. Une situation alarmante, quand on sait qu’au 31 décembre 2007, ce taux ne dépassait guère les 2%, selon les chiffres avancés par la Fnam. Les AMC avaient donc été appelées à réagir, notamment en adoptant des règles prudentielles, similaires à celles qui régissent les banques. Ces règles sont toujours en discussion. «En principe, un arrêté devrait être pris incessamment pour que les dispositions prudentielles soient adoptées dès janvier 2009», indique Fouad Abdelmoumni, directeur général de l’association Al Amana. En revanche, la Fnam a demandé un sursis pour le déclassement des créances inférieures à 30 jours. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’à partir de janvier 2010.

BAM veille toujours sur l’octroi du crédit
Pouvoirs publics et professionnels ont décidé dans un premier temps de cibler particulièrement les créances en souffrance. Celles-ci auraient résulté de la prolifération de l’endettement croisé, lorsqu’une personne empruntait auprès de deux ou plusieurs associations à la fois. D’où risque d’insolvabilité, au moment de rembourser les prêts. À cet égard, une réunion du secteur est prévue demain avec Bank Al-Maghrib. Pour Rappel, Abdellatif Jouahri, gouverneur de la banque centrale, avait appelé à la vigilance, concernant notamment les crédits qui servaient, dans bien des cas, à financer la consommation, au lieu des petits projets générateurs de revenus.Autre chantier d’envergure, celui de la mise en place d’une centrale des risques répertoriant les bénéficiaires potentiellement insolvables. La finalité de cette centrale sera de recueillir des informations sur les clients officiellement identifiés dans les registres des différentes AMC. L’objectif est de déterminer la capacité de remboursement de chaque client, ainsi que les rapports judiciaires existant entre les associations et leurs clients. Elle aura également pour tâche principale de contrôler les crédits croisés (client empruntant à une AMC pour rembourser le crédit contracté auprès d’une autre). La centrale de risques prendra la forme d’une base de données nationale qui regroupera non seulement les informations de fond relatives aux AMC, mais également «les données des banques, ainsi que celles des sociétés de financement. Elle devrait être effective au second trimestre 2009», précise Abdelmoumni. Les informations recueillies permettront la réduction de la prise de risque des AMC et, partant, une augmentation de leur rentabilité.

Mise à niveau

L’un des autres chantiers importants est le code de déontologie de la profession. Les professionnels estiment qu’au-delà des règles formelles, il y a également les pratiques qu’il faut apprendre à gérer. Parmi les risques de dérapage: pousser au surendettement, manquer de transparence et d’équité… Des risques que la profession est en train d’identifier.D’autres insuffisances internes auxquelles peuvent se heurter les AMC: la maîtrise des nouvelles technologies de l’information. En outre, les AMC devraient, dans le cadre de la centrale de risques, avoir une vision commune des informations nécessaires à recueillir, ainsi qu’une démarche consensuelle pour les collecter. L’aspect sécuritaire est également primordial, notamment concernant la garantie de la confidentialité des informations recueillies.


Microentreprise et informatique
D’après une étude de PlaNet Finance Maroc, réalisée en octobre dernier, 76% d’un échantillon de près de 300 micro-entrepreneurs n’ont jamais encore utilisé d’ordinateur. Celui-ci reste un outil dont l’utilité n’est pas encore perçue par les microentrepreneurs. Afin de vulgariser l’utilisation de l’outil informatique chez les bénéficiaires de microcrédit, le ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies a créé, en partenariat avec l’Unesco, un comité composé d’acteurs publics et associatifs, afin de développer des espaces d’accès numériques communautaires. Ces derniers s’inscrivent dans le cadre du programme Mtic (Microentreprise et TIC). Ce comité s’est réuni jeudi dernier à Rabat pour présenter ce programme. Les initiateurs du projet sont confiants. Ils espèrent que l’usage de l’ordinateur chez les microentrepreneurs se banalisera aussi bien que celui du téléphone portable. L’étude de PlaNet Finance Maroc démontre que 66% des personnes interrogées utilisent un téléphone portable dans le cadre de leurs activités professionnelles. Le projet Mtic devrait s’étaler sur 3 ans, de 2008 à 2010. Pour l’heure, les initiateurs du projet se sont focalisés sur la mise en place d’une formation à l’utilisation de l’ordinateur, avec pour objectif de former 2.500 micro-entrepreneurs, une fois le dispositif opérationnel. Cette initiation comprend également la possibilité d’acquérir un ordinateur à un prix préférentiel. Par ailleurs, dans le but d’étendre la formation à plusieurs régions, des partenariats ont été engagés avec des organisations disposant déjà de l’infrastructure et des ressources nécessaires: l’ONG Tanmia, le réseau AjialCom du ministère de la Jeunesse et des Sports, l’Entraide nationale, le réseau AssoClic de l’ONG Ateliers Sans Frontières et le programme Women In Technology (WIT). Toutes ces organisations disposent de centres d’accès communautaires de type associatif, avec des animateurs et des salles informatiques équipées. En avril dernier, vingt-et-un animateurs de ces centres ont été formés aux contenus de la formation élaborés et à la boîte à outils microentreprise créée par PlaNet Finance Maroc.Adam BERRADA
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