×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Mezouar séduit les hommes d’affaires de Malaga
De notre envoyé spécial Ali ABJIOU

Par L'Economiste | Edition N°:1857 Le 20/09/2004 | Partager

. Il a insisté sur la nécessité de dépasser les préjugés…. … Et a invité les opérateurs espagnols à accroître leur présence au MarocC’est un discours clair et direct que Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie, a adressé aux participants du premier forum des chambres de commerce du Sud de l’Espagne et du Nord du Maroc. Ce dernier s’est tenu à Malaga mardi dernier sur invitation des responsables de cette ville dont le maire était en visite au Maroc la semaine dernière. D’emblée, le ministre a appelé les 500 participants aux travaux de ce forum, à dépasser les préjugés qui guident les relations entre le Maroc et l’Espagne. “En 14 ans de travail avec l’Espagne, j’ai pu relever la profonde méconnaissance qui sévit et ce malgré la proximité géographique”, note le ministre dans un espagnol “quasi-parfait”, selon un journaliste local. Un détail qui n’a pas manqué d’aller droit au cœur des hommes d’affaires de toute l’Andalousie réunis à Malaga. Selon Mezouar, il s’agit de sortir de la logique défensive adoptée par les industriels et hommes d’affaires européens et en particulier les Espagnols face à la concurrence asiatique. “Il n’y a pas de fatalité asiatique”, se plaît-il à répéter. Ce «danger» asiatique a obligé bon nombre d’entreprises européennes à abandonner le segment moyen pour se réfugier dans le haut. Pour le responsable du département du Commerce, le Maroc pourrait constituer une plate-forme pour les Espagnols afin de reconquérir ce segment moyen. La rentabilité supérieure qu’assure la main-d’œuvre marocaine, associée aux faibles coûts de transport vu la proximité géographique, font du Maroc un excellent allié pour retrouver cette tranche moyenne. A cela, il faut ajouter les accords de libre-échange signés par le Maroc avec l’Union européenne, la Turquie et dernièrement avec les Etats-Unis. “Ce qui fait du Maroc une porte d’entrée pour un marché de près d’un milliard de consommateurs”, fait remarquer non sans raison Mezouar. A cela il faut ajouter l’amélioration du climat des entreprises. C’est avec un étonnement manifeste que les entrepreneurs espagnols ont appris que le Maroc occupe la deuxième position dans le top ten des meilleurs environnements pour la création d’entreprise établi par la Banque mondiale ( cf. www.leconomiste.com). Un argument de plus pour les inciter à venir investir au Maroc.


Coopération

Les Espagnols réalisent un bien modeste score en matière d’investissement privés directs qui ne dépasse pas la moyenne de 0,6%. Même si l’exercice en cours dépasse les 6% avec la privatisation de la Régie reprise par le franco-espagnol Altadis. Les marchés ne manquent pas et les niches aussi. L’incitation non plus, selon l’institut espagnol de commerce extérieur. “L’Espagne a signé avec le Maroc en décembre 2003 le plus important accord de coopération économique et financière”, rappelle le directeur général de promotion de l’ICEX, Pedro Moriyon, avec 390 millions d’euros. Sur ce montant, 270 millions sont réservés au financement de l’achat de biens et de services espagnols. 50 millions seront dédiés à la conversion de dettes publiques en investissement, 40 autres traiteront de l’aspect privé de la dette.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc