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    Merkel, la chancelière par qui l’Europe est revenue

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . Elle a reçu le prix CharlemagneLa chancelière Angela Merkel, qui a reçu jeudi dernier le prix Charlemagne, a contribué à la relance de l’Europe en jouant un rôle-clé dans l’adoption par ses pairs d’un nouveau traité européen. «L’Europe est notre avenir commun», se plaît à répéter Merkel. Lorsque Angela Merkel prend la présidence tournante de l’UE en janvier 2007 pour six mois, elle hérite d’une impasse institutionnelle après le rejet du projet de constitution européenne par les électeurs français et néerlandais. La dirigeante du plus peuplé des Etats membres de l’Union insiste alors pour reprendre et terminer la réforme des institutions qu’ambitionnait ce projet «d’ici aux prochaines élections européennes, en 2009», faute de quoi «ce serait rater le tournant de l’histoire». Cette habituée des défis (femme, divorcée et protestante à la tête d’un parti conservateur majoritairement masculin et catholique) a gagné son pari. Lors de sa présidence de l’Union, elle a préparé le terrain pour l’adoption par les 27 en octobre 2007 à Lisbonne d’un nouveau traité destiné à améliorer le fonctionnement des institutions dans une Europe élargie. A force de diplomatie et de détermination, elle a contribué à venir à bout d’ultimes résistances de plusieurs Etats membres, notamment la Pologne. Une performance qui lui a valu nombre de prix et d’hommages internationaux. Douze Etats membres ont jusqu’à présent ratifié le traité. Il reste néanmoins des indécis, comme les Irlandais qui doivent se prononcer le 12 juin par référendum. La longue négociation a permis à Merkel d’asseoir son autorité sur le continent, comme l’a démontré son opposition au projet initial d’Union méditerranéenne conçu par le président français, Nicolas Sarkozy, amendé depuis. Selon plusieurs sondages, Merkel est perçue par les Européens comme la personnalité politique la plus influente du continent. Mais, à la tête d’un gouvernement de coalition, elle n’a pas toujours les coudées franches pour imposer ses vues. Ses partenaires sociaux-démocrates l’ont par exemple contrainte à mettre en veilleuse le refus de l’adhésion de la Turquie à l’UE qu’elle affichait avant d’arriver au pouvoir.Synthèse L’Economiste

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