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Meknès: Une ferme d’application à l’Institut d’horticulture

Par L'Economiste | Edition N°:2728 Le 05/03/2008 | Partager

. Une oliveraie pédagogique aménagée avec le soutien de l’Usaid. L’Agriculture veut «régénérer» tout le dispositif de formation professionnelle LES étudiants de l’Institut des techniciens spécialisés en horticulture de Meknès (ITSHM) disposeront sur le site même de leur école d’une ferme pédagogique de 4 hectares consacrée à l’olivier. Cette exploitation servira d’outil d’expérimentation «grandeur nature» afin «d’allier théorie et pratique, pour renforcer les compétences des élèves», insiste Mohamed Benhoms, directeur de l’institut. Ce projet inédit est le fruit d’un partenariat entre la direction de l’Enseignement, de la Recherche et du Développement (Derd) du ministère de l’Agriculture, le projet d’appui à la formation professionnelle ALEF et le programme «Agriculture et agrobusiness intégrés (AAI)» de l’Usaid. En plus des 160 étudiants de l’institut, il profitera à 560 apprentis, fils d’agriculteurs locaux, ainsi qu’aux professionnels, ces derniers pouvant s’en servir pour expérimenter des innovations technologiques et organisationnelles dans le secteur oléicole. «La mise en place de nouveaux programmes en parallèle avec l’apprentissage pratique assuré dans ce verger oléicole, garantira une meilleure qualité et une plus grande pertinence de la formation. Cette oliveraie constitue la première étape de la mise à niveau de la ferme pédagogique de l’institut qui s’ouvrira prochainement sur d’autres filières de production, notamment les cultures maraîchères, les petits fruits et les plantes médicinales et aromatiques. Pour Akka Oulahloub de la Derd, cette expérience-pilote n’est qu’une rampe de lancement dans le long processus de la réforme du système de formation agricole, un des rares à échapper, il est vrai, aux critiques sur l’effondrement du niveau de l’enseignement. Le schéma de l’Institut d’horticulture de Meknès est appelé à être dupliqué dans d’autres établissements.L’Institut des techniciens spécialisés en agriculture de Zraïb à Berkane par exemple, est engagé dans un projet d’oliveraie pédagogique. A l’Institut d’Aïn Taoujdate également, il est prévu une exploitation spécialisée dans l’élevage laitier. Pour l’instant, le montage financier reste la grande inconnue dans la réalisation de ce dernier projet. Ses promoteurs comptent sur un «partenariat secteur public/opérateurs privés».


Approche par compétence

A travers Alef, l’Usaid apporte son expertise en matière d’ingénierie pour l’implantation des programmes selon l’approche par compétence dans les différents instituts impliqués dans le projet. Il concevra aussi de nouveaux programmes sur la commercialisation des produits agricoles ainsi que sur l’amélioration de l’employabilité des jeunes et la formation à l’entreprenariat. D’autres projets similaires sont lancés en partenariat avec les Espagnols dans la région du Nord, notamment à Chaouen, Tétouan, Taounate et Berkane. «Nous travaillons sur les référentiels de formation et sur les polygones pour dispenser une meilleure formation aux jeunes et mettre à leur disposition un espace pratique pour tester et évaluer un certain nombre d’idées de projets», précise Akka Oulahloub. L’objectif est de faciliter l’émergence d’une nouvelle génération d’agriculteurs compétents capables d’assimiler et d’accompagner la réforme tant attendue de l’agriculture.


Le programme «Agriculture et agrobusiness intégrés»:Entretien avec Mario Kerby, directeur

- L’Economiste : En quoi consiste le programme Agriculture et agrobusiness intégrés de l’Usaid? - Mario Kerby: Ce programme a pour objectif principal d’aider à la mise à niveau des filières agricoles marocaines afin qu’elles soient plus compétitives et qu’elles puissent répondre aux opportunités offertes par l’ouverture des marchés, notamment le marché américain suite à l’accord de libre-échange signé entre le Maroc et les Etats-Unis. La promotion de l’oléiculture fait partie de nos priorités. En gros, nous travaillons sur cinq filières. L’olivier à Meknès, le câprier dans la région de Fès et les petits fruits rouges dans le Gharb qui est une région propice pour cette culture. La région est connue pour la culture des fraises, nous essayons de diversifier avec les framboises, le meulier et d’autres cultures très demandées actuellement sur le marché international. Nous soutenons aussi le développement de la viande ovine dans les hauts plateaux de l’Oriental, notamment à Tandrara et Jerrada, et les plantes médicinales dans les collines de l’Oriental et à Jerrada où il y’a un fort potentiel de romarin. Nous avons démarré ce projet en 2005. Notre action concerne toute la chaîne, de la production jusqu’à la transformation et la commercialisation. Nous travaillons aussi avec le gouvernement, notamment le ministère de l’Agriculture et celui du Commerce et de l’Industrie pour améliorer un environnement favorable à la compétitivité de ces filières. Au total, 14 millions de dollars seront allouées à ces programmes sur cinq ans.- Pourquoi vous-êtes vous focalisés sur l’oléiculture? - C’est une filière qui bénéficie d’opportunités intéressantes pour le Maroc au vu de l’évolution plus que favorable de la demande mondiale actuellement. Le Maroc dispose de programmes très conséquents de plantation d’oliviers ainsi que d’une importante capacité de trituration d’olives dans la région de Meknès et ailleurs, notamment à Marrakech, Taounate et Guercif. Ceci étant, ce développement doit être accompagné par une main d’œuvre qualifiée qui puisse servir l’agriculture en amont. Elle peut répondre ainsi aux normes et aux standards internationaux, en particulier en termes de maîtrise de traçabilité des produits, de certification et d’application des bonnes pratiques pour pouvoir maintenir, non seulement la qualité, mais aussi une production suffisante capable de répondre à la forte demande internationale.Propos recueillis par Rachida BAMI

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