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Médecins et pharmaciens: Les grands absents du débat

Par L'Economiste | Edition N°:517 Le 28/05/1999 | Partager

· Divisé par des dissensions internes, le Syndicat National des Médecins du secteur libéral rate le débat sur l'AMO

· Le Conseil National de l'Ordre des Médecins adresse un courrier au gouvernement. Il déplore l'absence de concertations


Il faudra peut-être attendre le 5 juin pour avoir une idée sur la position des médecins du secteur libéral. Cette date est en effet celle de la tenue de l'assemblée élective du Bureau du Syndicat National de la Médecine Libérale. Ce syndicat n'a toujours pas de président.
Si le corps médical privé a été absent du débat sur l'assurance-maladie, c'est qu'il n'a pas de chef d'orchestre. Il y a bien entendu l'organe suprême, à savoir le Conseil National de l'OLrdre des Médecins. Seul bémol: la vocation du Conseil de l'Ordre des Médecins se limite aux aspects disciplinaires. En principe, c'est donc au Syndicat national, qui confédère les 19 syndicats régionaux, de se prononcer sur les dossiers "plus terre à terre" qui concernent la profession médicale, y compris l'AMO. "C'est le seul organe habilité à se prononcer au nom des médecins du secteur", souligne le Dr Mohamed Ghoti, membre du Conseil National de l'Ordre des Médecins (Il a été pendant 7 ans président de ce Conseil). L'absence de président à la tête du Syndicat National des Médecins du secteur libéral est à la mesure des divisions qui règnent dans ce secteur. Le président sortant, le Dr Ahmed Bourras, avait en vain de tenter une percée dans la politique. Selon des sources médicales, cet essai raté figure entre autres parmi les raisons qui lui ont coûté sa place à la tête du Syndicat national.

C'est donc lors de cette période de flottement qu'il faut situer les réactions sporadiques de certains syndicats régionaux. Le Dr Ghoti tient toutefois à relativiser la tension actuelle. "Tout les corps ont des difficultés d'organisation. Il se trouve que dans la situation actuelle, le Syndicat national est affaibli par ces divisions". Si les médecins du secteur libéral semblent vaquer pour l'heure à leurs préoccupations syndicales, ils restent pour autant attentifs au débat sur l'assurance-maladie obligatoire. De nombreux praticiens se disent d'ailleurs surpris par les dernières déclarations de M. Khalid Alioua. "D'autant que le ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle leur avait promis de ne pas prendre de décisions sans eux". D'ailleurs, le Conseil National de l'Ordre des Médecins vient d'adresser dans ce sens une correspondance au gouvernement. Les médecins y expriment leur regret quant à l'absence de concertation qui a caractérisé ce dossier".


L'étrange silence des pharmaciens d'officine


L'on a vu les médecins, les cliniques privées, les industriels du médicament, mais aucune réaction par contre de la part des pharmaciens d'officines. Pourtant s'il y a un dossier qui concerne directement ce corps, c'est bien celui de l'assurance-maladie obligatoire. Il l'est peut-être même plus que pour les fabricants. Plusieurs pharmaciens n'ont d'ailleurs pas manqué de déplorer l'absence de leurs instances représentatives (L'Economiste a reçu plusieurs correspondances dans ce sens). Le médicament est au centre des enjeux. L'on rappellera qu'une liste de génériques est en cours de préparation auprès du Ministère de la Santé Publique. La politique du générique n'aura de succès que si pharmaciens (mais aussi médecins) sont sensibilisés à la question. Il est aujourd'hui de plus en plus question du droit de substitution, c'est-à-dire de la possibilité qui serait offerte aux pharmaciens d'officine de remplacer le médicament d'origine par son générique moins cher. Les négociations pourraient cependant à ce niveau buter sur la question de la marge des pharmaciens. Ces derniers ne voudraient sans doute pas que le développement des génériques, moins chers, se traduise par une baisse de leurs revenus.

Mohamed BENABID

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