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    Economie

    Matières premières : Le Trésor veut se couvrir contre les fluctuations

    Par L'Economiste | Edition N°:3504 Le 08/04/2011 | Partager
    Le pétrole, principal concerné
    Un manque à gagner de plus de 40 milliards de DH


    C’est une première en matière de couverture de risque au Maroc. Le Trésor compte «probablement» recourir à des instruments de couverture contre la volatilité des prix des matières premières compensées, spécialement celle du pétrole. La décision intervient au moment où les prix du baril sont largement survalorisés (plus de 100 dollars) par rapport à leur valeur fondamentale (entre 70 et 80 dollars).
    En temps normal, la valeur devrait se traduire uniquement par une confrontation entre la production (l’offre) et la consommation (la demande). Cependant, le contexte géopolitique actuel serait en grande partie responsable de cette volatilité. «Ainsi, la situation instable que connaît la première zone exportatrice de pétrole dans le monde (MENA) a engendré un surplus d’environ une trentaine de dollars», explique AWB dans une note spéciale sur ce thème. En outre, nul n’est en mesure de prédire le sort de ces perturbations. Par conséquent, l’incertitude règne sur les charges de compensation qui seront réellement supportées par l’Etat en 2011. D’ailleurs, en restant au-dessus des 100 dollars le baril d’ici la fin de l’année, ces charges pourraient atteindre, voir dépasser, les 40 milliards de DH, soit un surplus de 10 milliards par rapport à l’enveloppe ré-estimée et 23 milliards vis-à-vis du budget initial. La pertinence de recourir aux instruments de couverture y trouve son argument. Au lieu de faire des économies sur les charges de compensation, ces instruments pourraient toutefois réduire leur volatilité et donc l’incertitude quant à leur impact sur le déficit.
    Dans l’hypothèse où «l’Etat avait décidé de recourir aux couvertures depuis 2004 et que la prime pour se couvrir était à 10% du montant budgétisé, il aurait payé près de 9 milliards de DH de prime sur 7 ans», soutient-on au sein de AWB. Et d’ajouter, «parallèlement, il aurait économisé près de 50 milliards de DH de charges de compensation. Soit une économie de plus de 40 milliards de DH».
    Face à la volatilité des prix du pétrole, l’idée de recourir à des instruments de couverture n’est pas récente. Mais elle est restée à ce stade une simple idée. Sur les 7 dernières années, le poste des charges de compensation était celui qui s’éloignait le plus de la ligne qui lui a été allouée initialement par la loi de finances, plus souvent à la hausse qu’à la baisse. En réalité, ce n’est qu’en 2009 que le budget estimé s’est avéré bien plus important que le budget décaissé.

    R. B.

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