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Economie Internationale

Matières premières: Les cours du coton s'assagissent

Par L'Economiste | Edition N°:203 Le 09/11/1995 | Partager

Les cours du coton enregistrent actuellement un fléchissement sur le marché à terme de New York, et ce en dépit d'une faible hausse de la demande. Cette baisse doit toutefois "être relativisée par le niveau historiquement élevé qu'avaient récemment atteint les prix", fait remarquer un négociant français. Les cours de la deuxième échéance sur le marché à terme de New York avaient progressivement augmenté pour atteindre des records au printemps, franchissant la barre de 1 Dollar la livre.
Ils ont également flambé au passage de l'ouragan Opale qui a causé des dégâts mais limités dans les plantations américaines.
Selon le cabinet d'étude britannique The Economist Intelligence Unit (EIU), la baisse des cours devrait se poursuivre l'année prochaine "dans la mesure où les producteurs devraient tenter de maximiser leur production pour profiter de la forte appréciation des cours", indique le quotidien français Les Echos. Ainsi, le prix moyen de la livre se situerait à 82,50 cents en 1996 et 75 cents l'année suivante.

Pour la campagne 1995-1996 qui s'achèvera en juillet prochain, l'offre mondiale de coton devrait augmenter de 5,9% pour atteindre 89,7 millions de balles (1 balle = 217,7 kilo), estime la cabinet anglais. De son côté, la demande serait appelée à croître de 1,2% pour s'établir à 86,2 millions de balles. Alors que la consommation devrait rester inchangée en Chine (environ 20,9 millions de balles) et en ex-URSS (3,2 millions), elle progresserait de 2,7% à 11,5 millions de balles aux Etats-Unis.
L'excédent de l'offre sur la demande prévu engendrerait, selon l'EIU, un accroissement du stock disponible en juillet prochain. Celui-ci s'élèverait à 35,2 millions de balles.
A en croire les experts du Comité international du coton (Ccic) et le Département américain de l'Agriculture (USDA), les échanges internationaux de coton devraient connaître un nouveau développement au cours de cette campagne.
La pénurie observée au début de l'année ne résultait pas du comportement du marché financier, qui a tendance à se tourner vers les matières premières dès que les placements traditionnels déçoivent. Pour preuve, les échanges de coton sur le marché à terme ne dépassent guère un million de tonnes par an alors que les échanges physiques portent sur 6 millions de tonnes.
La hausse des prix résultant de la pénurie résultait "tout simplement d'une erreur d'appréciation": la production mondiale, qui était estimée à 19 millions de tonnes, n'atteindra désormais que 18 millions, selon le Ccic. Cet écart, qui peut paraître négligeable, est d'autant plus important que l'industrie cotonnière est une industrie lourde "qui s'adapte avec difficulté aux aléas de la production", font remarquer des spécialistes.

Hakima EL MARIKY

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