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Matières premières: La boulimie chinoise renchérit les prix

Par L'Economiste | Edition N°:1735 Le 29/03/2004 | Partager

. L'envolée des cours internationaux concerne beaucoup de produits . Au Maroc, les entreprises tentées de répercuter les hausses Les chinois sont de plus en plus riches, disposant davantage de moyens pour consommer mieux et en grande quantité. Matières premières alimentaires ou à usage industriel pour inonder les marchés étrangers de produits, les Chinois achètent toutes les quantités disponibles. Les achats massifs effectués de certaines matières, comme le soja, seraient l'une des principales causes de la flambée de leurs prix. Dans l'ensemble, les cours des produits alimentaires ont progressé sur l'année 2003. Les plus importantes augmentations concernent le soja (39,9% pour les tourteaux et 35,9% pour les graines) et le blé (10,6%). Cette envolée est soutenue par une demande mondiale très dynamique, notamment en provenance de la Chine. La hausse des prix risque ainsi de se prolonger encore cette année puisque “les pays producteurs prévoient une baisse sensible de leurs récoltes. Dans le même temps, la demande chinoise s'accélérera sur ces produits alimentaires”, selon le CIC (centre international des céréales).Cette hausse généralisée des prix s'est accélérée depuis juillet 2003. Certains industriels locaux, comme l'a d'ailleurs fait Lesieur, ont répercuté les augmentations sur les prix de vente dès le mois de janvier 2004. Idem pour les industries de filature, qui ont vu le prix du coton augmenter de plus de 70% sur les deux dernières années. . Forte demandeCes unités de filature, filière oligopolistique, ont vu leurs marges s'éroder et procédé aux ajustements nécessaires de leurs prix, comme l'affirme un professionnel de la branche. Mais sans pour autant trop brusquer le marché. Les prix des métaux, pour leur part, ont également enregistré des augmentations sensibles. Les prix de l'aluminium ont ainsi progressé de 12,9% sur 2003, sous l'effet d'une demande chinoise très soutenue, alors que l'offre mondiale se contractait légèrement. Aussi, en raison d'une forte demande sur le cuivre, son prix s'est accru de 37,8% en raison d'un déséquilibre entre l'offre et la demande qui dure depuis deux années. Le marché subit là également les effets conjugués d'une demande chinoise toujours en progression, et dans une moindre mesure, de la reprise économique mondiale ainsi que les réductions de la production décidées par les pays sud-asiatiques.“Le principal importateur d'acier du Royaume, Sonasid, a aussi procédé à l'augmentation de ses prix suite au renchérissement de ses matières premières”, comme l'a indiqué la société (cf. l'édition de L'Economiste du 26 février 2004). Cette tendance devrait se poursuivre et se généraliser à toutes les industries marocaines utilisatrices de matières premières achetées sur les marchés organisés des Etats-Unis et de la France (Chicago ou Rouen). Pour atténuer ces hausses de prix à l'achat, les opérateurs demandent à ce que les autorités des changes leur permettent de contracter des couvertures (options et contrats à terme) sur les marchés financiers internationaux. Ce sont là des réglages à mettre en place rapidement pour préserver la stabilité des prix intérieurs, objectif suprême de la politique monétaire du pays.Bouchaïb EL YAFI

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