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Matières premières: Des prix record en 2006

Par L'Economiste | Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

. Des hausses allant de 20 à 160%. 120 milliards de dollars d’investissements fin 2006    L’année 2006 a été celle des métaux, qui ont tous affiché des prix record, avec des hausses allant de 20 à 160% et une place majeure acquise dans les portefeuilles des investisseurs. «Le bas niveau des stocks (au plus bas depuis 1983) et l’intérêt que le marché porte aux carburants alternatifs annoncent des prix plus élevés en 2007, même après les gains de cette année», estime John Normand, analyste à JP Morgan. Le maïs est, selon lui, le plus prometteur, suivi du blé et du soja. La Chine promet d’être une nouvelle fois la force motrice de la demande agricole. Les produits agricoles étaient les cancres des matières premières depuis le début du cycle de hausse des prix en 2002.Les matières premières ont excellé pour la 5e année consécutive en 2006, la majorité atteignant des prix record à la faveur de l’engouement des investisseurs, mais 2007 s’annonce moins plaisante pour le secteur. La vivacité de l’économie chinoise restera la locomotive des matières premières l’an prochain, mais son impact sera diminué par le ralentissement économique attendu aux Etats-Unis et en Europe, selon les analystes. «La croissance moins rapide de l’économie va réduire la demande mondiale et donc limiter le potentiel d’appréciation des prix, surtout pendant la première moitié de l’année», prédit Joachim Klement, de la banque UBS. La Chine et d’autres pays émergents comme l’Inde ou le Brésil seront toujours très gourmands en matières premières, tandis que la plupart des nouveaux projets de production n’entreront en service qu’à la fin 2007 ou en 2008, ce qui veut dire que l’approvisionnement restera limité, notamment pour le pétrole et les métaux de base. En 2006, dans un contexte de forte demande en Chine et aux Etats-Unis, les investisseurs ont déferlé sur les marchés des matières premières à une vitesse telle que de nombreux analystes ont mis en garde contre la formation d’une bulle spéculative pouvant éclater à tout moment. De fait, la hausse des cours entamée il y a cinq ans s’est accélérée à un rythme non justifié par les seuls fondamentaux de l’offre et la demande. Les placements des investisseurs dans les matières premières sont ainsi passés de moins de 100 milliards de dollars fin 2005 à 120 milliards fin 2006, et ils devraient encore augmenter, selon la banque Barclays. Ils étaient sous les 10 milliards dans les années 90. Après des années de sommeil, les matières premières agricoles se sont réveillées en 2006 avec notamment des prix au plus haut depuis dix ans pour les céréales, une renaissance qui devrait se prolonger en 2007. «Le bas niveau des stocks (au plus bas depuis 1983) et l’intérêt que le marché porte aux carburants alternatifs annoncent des prix plus élevés en 2007, même après les gains de cette année», estime John Normand, analyste à JP Morgan.


Le pétrole pourrait lever le pied en 2007

Les prix du pétrole pourraient lever le pied en 2007 après les records historiques atteints cette année, car la production mondiale devrait commencer à rattraper la demande et les points de discorde géopolitiques à se rarifier, selon des experts. En 2005, les prix du brut avaient progressé en raison d’une vive demande en Chine et aux Etats-Unis, et d’une production comprimée par la férocité des ouragans dans le golfe du Mexique. Cette année, dans un contexte d’offre toujours limitée, c’est la peur que l’instabilité géopolitique ne fasse basculer le marché dans la pénurie qui a entraîné les prix. L’Agence internationale de l’Energie (AIE) table sur une croissance de 1,7% de la demande en 2007, à 85,9 millions de barils par jour, emmenée par la forte consommation de la Chine. Mais l’offre devrait largement suffir à y répondre et même permettre un renflouement des stocks dans le monde.Synthèse L’Economiste

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