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    Masse monétaire en mai 1995 : Les avoirs extérieurs baissent de 10% en un an

    Par L'Economiste | Edition N°:192 Le 10/08/1995 | Partager

    Alors que les crédits à l'économie continuent de progresser, les avoirs extérieurs tendent à s'amenuiser. En mai, ils ont marqué une nouvelle baisse, pour le troisième mois consécutifs.


    Le taux de progression de la masse monétaire se situe toujours en dehors de la fourchette de 5 à 7% fixée par le CNME (Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne) pour l'année 1995. Selon les derniers chiffres rendus publics par la banque centrale et correspondant au mois de mai, les moyens de paiement ont effectivement enregistré une hausse de 9,1% à 177,5 milliards de DH.
    Comme pour les mois de mars et d'avril, l'augmentation de la masse monétaire résulte d'un endettement accru du Trésor et de l'augmentation des crédits à l'économie, les avoirs extérieurs nets ayant accusé une baisse pour le troisième mois consécutif. La fonte des réserves extérieurs peut constituer "un frein à la croissance et un obstacle à la libéralisation extérieure de l'économie", prévient Bank Al-Maghrib dans son rapport annuel 1994 (Cf L'Economiste du 27 juillet 1995).
    Avec près de 35 milliards de DH contre 38,9 milliards en 1994, les avoirs extérieurs ont reculé de 10% sous l'effet, d'une part, de la baisse des avoirs en devises (-9% à 31,9 milliards) et, d'autre part, à l'augmentation des engagements extérieurs, dont la tendance a été largement déterminée par les engagements des banques de dépôts. Les engagements globaux (banque centrale et banques de second rang) ont augmenté de plus de la moitié, passant de 4,1 milliards en 1994 à 6,3 milliards l'année suivante.

    Concernant les créances sur le Trésor, le rapport mensuel de Bank Al-Maghrib fait état d'un accroissement de 12,3% à 71,7 milliards de DH, contre 63,8 milliards l'année précédente. Cet accroissement provient aussi bien des créances propres à la banque centrale (+14,6% à 12,5 milliards) et du portefeuille d'effets publics du système bancaire (+9,351% à près de 51 milliards) que des dépôts des banques auprès du CCP et du Trésor. Ces derniers ont été multipliés par plus de 86 fois, passant de 28 millions de DH en mai 1994 à 6,4 milliards un an après.
    Les créances des entreprises et des particuliers, qui représentent les contreparties des dépôts auprès des Chèques Postaux et du Trésor, ont en revanche régressé de 8,5% pour atteindre 6,4 milliards.

    Crédits export:-7%

    Pour leur part, les crédits à l'économie (les créances nées sur l'étranger étant exclues puisque comptabilisées dans les avoirs extérieurs) ont représenté un montant de 82,4 milliards de DH, soit 14% de plus qu'en mai 1994. En avril, la hausse affichée n'atteignait que 9%.
    Les crédits financés par Bank Al-Maghrib se sont accrus de 24,4% à 9,6 milliards suite à une augmentation des effets en cours de recouvrement notamment (1,5 milliard contre 535 millions). Les crédits consentis par les banques de dépôts ont effectué un bond de 12,7% à 72,7 milliards. Les trois quarts de ce montant ont été distribués sous forme de crédits à court terme, le reste étant réparti entre les crédits à moyen terme pour 14,2 milliards (+15,6%) et les crédits à long terme pour 4,6 milliards (16,4%). Les crédits à l'exportation, qui englobent les créances nées sur l'étranger et les crédits de préfinancement, ont connu un repli de 7%, tombant ainsi à 4,3 milliards. Cet écart est dû à la fois aux crédits de préfinancement à l'exportation et aux créances nées sur l'étranger nourries par les banques de dépôts. Celles-ci ont marqué un fléchissement de 7,5% pour s'établir à 2,85 milliards.
    Enfin, l'accroissement global des concours à l'économie s'est accompagné de la hausse du poste créances en souffrance. Englobant les créances prédouteuses, douteuses et compromises, ce poste a vu sa valeur augmenter de 19% pour atteindre 7,7 milliards de DH.

    Hakima EL MARIKY.

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