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Marrakech/tourisme
Baisses prononcées sur l’incentive

Par L'Economiste | Edition N°:3504 Le 08/04/2011 | Partager
Le rythme des réservations reprend timidement
Peu de visibilité pour les prochains mois
Les annulations survenues au lendemain du 20 février ne sont pas encore visibles sur les statistiques du même mois qui recensent les forfaits voyages réservés et payés plusieurs mois à l’avance

Plus rien à récupérer du côté du Mice (tourisme congrès et incentive). Du moins pour la saison actuelle. Ce segment enregistre une chute de 50%. En volume, il représente près de 30% des arrivées et nuitées enregistrées à Marrakech durant l’ensemble de l’année. Et il est aussi un des premiers segments à freiner, voire annuler les ventes en cas de troubles politiques. Ces annulations coïncident avec la haute saison pour Marrakech qui a démarré en mars. C’est ce qui fait dire à ce professionnel que «l’année est presque perdue». En revanche, un peu plus d’optimisme du côté du tour operating. Les baisses des ventes et de réservations ont diminué d’après les TO. «Les actions de promotion et également la focalisation des médias sur l’actualité en Côte d’Ivoire ont détourné l’attention de l’Afrique du Nord», analyse Jean-Jacques Bouchet, directeur général de Fram Maroc. Les TO français dans l’ensemble restent mitigés. Si, pour la plupart, les clients sont dans l’expectative suivant de très près l’évolution dans le monde arabe, Club Med arrive à tirer son épingle du jeu. Il prévoit une légère baisse de seulement 5% pour l’année en cours. Fortement ou légèrement, l’activité touristique est sensible aux évènements politiques. Pour les prochains mois à venir, plusieurs hôteliers et voyagistes naviguent à vue. «Aucune visibilité n’est disponible. En plus d’une crise d’image, il y a aussi les impacts de la crise économique en Europe qui affecte les budgets loisirs et voyage», ajoute Bouchet.
Depuis février, Marrakech, et à l’instar d’autres destinations touristiques en Afrique, a été impactée par les images de révolutions, de mouvements de protestations ou encore des images de casse avec comme conséquences des effets directs sur les réservations. A mi-mars, hôteliers et TO enregistraient des baisses de 60% sur les réservations. «Les efforts de communication et les signaux forts lancés par le Royaume ont visiblement porté leur fruit puisque le rythme des baisses n’est plus aussi prononcé», confie Hamid Bentahar, président du Conseil régional du tourisme de Marrakech. Maintenant, il faudra intensifier les efforts de communication et de promotion sur les marchés émetteurs à fort potentiel, recommande-t-il.

De notre correspondante,
Badra BERRISSOULE

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