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Marrakech veut reconquérir les marchés “contre-performants”

Par L'Economiste | Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

. Les chiffres de l'été dernier ne sont pas reluisants pour Marrakech. Le taux d'occupation a chuté de 7 points en août, même si les arrivées et nuitées ont stagné. Cela n'est pas sans grande signification pour la ville ocre. Kamal Bensouda, président du CRT de la ville, trace les axes stratégiques de relance. . L'Economiste: Pour une rentrée touristique, les chiffres ne sont-ils pas décourageants? - Kamal Bensouda : Les chiffres sont rassurants jusqu'à un certain point. A fin août, les arrivées étaient stables par rapport à l'année précédente et les nuitées ont même augmenté. Même schéma pour juillet dernier. L'interprétation de ces chiffres annonce que l'on veuille ou non une reprise prochaine. D'un autre côté, l'économie des entreprises ne va pas bien. Et ce n'est pas contradictoire, sachant que le mois d'août, par exemple, a enregistré une perte en termes de taux d'occupation de 7 points, passant de 65% en 2002 à 58,8% pour cette année. Ces pertes associées à la baisse des tarifs pratiqués par les hôteliers pour réserver leur part du marché a enchaîné une chute du chiffre d'affaires. A ce niveau, les 5 étoiles sont les plus touchés avec 30% de perte sur les 8 mois de l'année. Les catégories inférieures ont enregistré des baisses de 20%. Tout cela a évidemment une explication. Au-delà des crises auxquelles Marrakech a su parfaitement résister, la ville assiste à “un phénomène de ciseaux”. En effet, sa capacité litière a augmenté de 20% cette année au moment où les arrivées se sont stabilisées. . Alors que faut-il faire? Freiner les rythmes d'investissement?- Au contraire, un investissement accéléré signifie une confiance sur le moyen et long termes. C'est d'ailleurs un excellent signe de santé de la destination. . Investir alors avec un TO, c'est la stratégie que certains recommandent pour l'objectif 2010… - Ce n'est pas forcément la bonne solution. En France, les TO maîtrisent à peine 50% du marché. En réalité, tout type d'investissement obéit à des règles. Ce n'est pas un ghetto de luxe ni une destination de bas de gamme qui est recherchée. Marrakech et le Maroc d'une manière générale doivent travailler la croissance via une diversification de produits. Cela passe par un équilibre entre les 3 et 4 étoiles, de même qu'un développement des résidences de vacances, produit très recherché par les Européens du Nord et aussi les nationaux. Nous pourrons même rêver des pensions de familles comme en Espagne. . Finalement, pour quelle stratégie opte le CRT Marrakech? - Depuis près de deux ans, la ville des sept saints a réussi, on peut le dire, un véritable relifting. Aujourd'hui, il s'agit d'offrir une vitrine de la ville à l'étranger, en mettant en valeur aussi bien ses réalisations touristiques, sa politique, la mobilisation de ses acteurs, etc... Cela se fera en collaboration avec les nouveaux élus de la ville à qui nous présenterons un tableau de bord et un baromètre de qualité avec des sujets et objectifs précis. Une étude est menée dans ce sens. De notre côté, comme professionnels, nous devons tous nous mobiliser pour augmenter les arrivées sur les marchés contre-performants. Le marché français reste captif, certes, mais ce n'est pas le cas de ceux de l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre et l'Allemagne où les reculs atteignent des proportions considérables. A titre d'exemple, le marché allemand a reculé de 39% sur les 8 derniers mois. . Mais c'est un discours presque creux qui revient tous les ans… - Pas du tout. Ce que j'entends par mobilisation est à vrai dire une reconquête de ces marchés. Cela passe par une coordination entre les TO qui vendent le Maroc. Cela veut dire aussi qu'il faut consacrer les budgets adéquats, et obliger les délégués à s'engager sur des objectifs. Au niveau du CRT Marrakech, nous nous donnons 3 ans pour avoir une véritable politique sur ces marchés, en collaboration avec les partenaires cités. Dans cette stratégie, le tourisme national va désormais occuper une grande place. . Marrakech a perdu énormément sur le créneau d'affaires… - Sans doute et la situation va en s'aggravant face aux difficultés économiques qui touchent les entreprises européennes, premier marché cible pour les congrès et l'incentive à Marrakech. Je peux d'ores et déjà annoncer une bonne nouvelle. Nous avons réussi à convaincre le ministère du Tourisme pour lancer une vraie stratégie liée au tourisme d'affaires.


Kounouz Biladi version locale

“Je suis furieux contre les critiques gratuites et non fondées de ce programme dont l'origine est plutôt d'ordre commercial”, indique Kamal Bensouda, président du CRT Marrakech. Pour lui, la campagne qui a pu créer un contact entre consommateur et producteur et offrir des prix abordables a été bêtement critiquée, alors qu'elle reconnaît officiellement la qualité du consommateur préférentiel au Marocain. Pour Marrakech, “je peux vous dire que l'expérience nous a tellement enchantés que nous allons la rééditer localement”, ajoute Bensouda. “Nous sommes en train de préparer une brochure de 100.000 exemplaires. Y seront inclus des tarifs promotionnels pour toute l'année 2004 pour la clientèle marocaine”, explique-t-il. “Mes confrères hôteliers ne me démentiront pas si j'avance, sans chiffres à l'appui, qu'une famille marocaine dépense beaucoup plus à Marrakech qu'une famille européenne”, conclut Bensouda. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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