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Marrakech: Les bonnes affaires du Ramadan

Par L'Economiste | Edition N°:1886 Le 29/10/2004 | Partager

. Elles se font dans la médina dont les dédales se transforment en lieux de production alimentaire . Dans des pâtisseries, la chebbakia peut coûter jusqu’à… 150 DH le kilo Les très fortes senteurs de chebbakia, de msemen et d’autres mets spécifiques à Ramadan chatouillent les narines des jeûneurs. C’est que dès le début de la journée, les étals se garnissent et offrent leurs variétés de nourritures aux clients et aux promeneurs. Un véritable remue-ménage qui débute dès 10 heures du matin et qui va durer jusqu’au dernier quart d’heure avant la rupture du jeûne. C’est ce que l’on aperçoit de la médina en ce mois de Ramadan. Et la journée est loin d’être finie. C’est le samedi que les affaires sont meilleures et l’on est à peine à la fin de la deuxième semaine du Ramadan. Il n’y a rien à dire, c’est pendant le Ramadan que l’on festoie bien. Les “yeux mangent avant le ventre”, comme l’on dit. Les tables doivent être garnies, même si, trop souvent, toute cette nourriture est mise à la poubelle», fait remarquer un jeûneur. Mais, peu importent les dépenses. Pour preuve, les crédits à la consommation connaissent leur pic. Ici, derrière les remparts de la ville ocre, le Ramadan est vécu aux sons des cris et des odeurs alléchantes. La plupart des commerces se transforment l’espace d’un mois en traiteurs ou vendeurs d’œufs et de tout ce qui est consommable. . Satisfait ou rembourséRecyclage est le mot d’ordre à Bab Doukala par exemple, devenu le quartier de référence pour “l’industrie alimentaire artisanale» en ce mois. Impossible d’en sortir les mains vides. Sur des étals de fortune, hommes et surtout femmes et enfants proposent toutes sortes de marchandises. Et tant pis pour l’hygiène. Les odeurs sont tellement enivrantes que l’on oublie le reste... Les pics de vente sont enregistrés vers 15 h mais, si l’on peut écouler la marchandise avant, tant mieux, indique ce vendeur. Place alors aux bons arguments : “satisfait ou remboursé!” Aux cris des rabatteurs se mêlent ceux des porteurs et conducteurs de charrette. A leurs côtés, des vendeurs d’ustensiles de cuisine en bois qui vivent également leur haute saison durant le Ramadan.Plus que tous les autres, les vendeurs de baghrirs et autres “chhiouates” de Ramadan comme les rghaïefs farcis à l’oignon, à la tomate... ou tout autre ingrédient, ont le vent en poupe. Même s’ils sont nombreux, les files d’attente sont longues. Certains ont réussi à fidéliser les clients au fil des ans. Le bouche à oreille a fait le reste. Mais, le phénomène de société ramadanesque à Marrakech, est certainement celui des marchandes devenues des spécialistes aussi bien dans cet art que dans celui du marketing. Elles ont créé un “derb industriel féminin”. Ces femmes ménagères habitant le voisinage deviennent l’espace d’un mois de véritables chefs d’usine, avec une production à la chaîne minutieusement préparée. Organisées en mini-coopératives, durant ce mois, elles tiennent la bourse et la dragée haute, à leurs époux qui ont souvent la flemme de travailler. Elles s’en sortent avec brio. Dans ce commerce, il faut dire, c’est partout l’effervescence. En dehors de la médina, toutes les pâtisseries et boulangeries s’y mettent. C’est vrai qu’elles sont concurrencées depuis quelques années par les grandes surfaces.Les gâteaux traditionnels côtoient les viennoiseries occidentales de toutes sortes. C’est une aubaine pour les pâtisseries et pour beaucoup de traiteurs, qui enregistrent une hausse des ventes. C’est, pour certains, l’unique mois de l’année pour faire un bon chiffre d’affaires. Ceux dont l’activité est beaucoup plus portée sur la pâtisserie européenne, et notamment française, adaptent leur production. . Bouche à oreillePlus d’une trentaine de produits sont proposés et les commerces rivalisent d’ingéniosité. «Nous doublons notre effectif dans le magasin et dans les cuisines pour faire face aux demandes», indique cette gérante. Dans la boulangerie Kawtar, il faut jouer du coude pour se faire servir par une des vendeuses pourtant nombreuses. La chebbakia de cet établissement a une telle réputation qu’elle n’est plus vendue que sur commande. Ici, les préparatifs commencent très tôt à l’aube et durent jusqu’à la fin de la journée, indique-t-on. Les pâtissières cuisinières s’affairent, les caisses enregistreuses n’arrêtent pas. Et pourtant beaucoup de clients restent insatisfaits. N’est-ce pas le mois de l’abstinence !


Quelques prix…

Les produits les plus demandés en cette période sont évidemment la chebbakia, les gâteaux au miel et aux amandes du style briouates, pastillas. Les prix de la haloua chebbakia varient entre 35 et 150 DH le kilo selon la catégorie et les ingrédients et aussi le lieu de vente: boulangerie ou étals de la médina. Les galettes m’semen, harcha, baghrir se vendent au kilo dans les pâtisseries (environ 20 DH /kg). Dans la médina, c’est à l’unité. Ce qui revient parfois plus cher. Pour ce qui est des viennoiseries, les prix démarrent à 2,50 DH l’unité. Les produits salés «annexes» comme les pizzas, quiches sont vendues entre 4 et 16 DH. Idem pour les crêpes (sucrées ou salées). Ce genre de produit n’est pas commercialisé sur les étals. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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