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Marrakech: «Le tissu entrepreneurial, composé de PME/PMI, est difficile à capter» Entretien avec Jalil Benabbas Taârji, président de la CGEM-Tensift

Par L'Economiste | Edition N°:1557 Le 09/07/2003 | Partager

Le mandat de Jalil Benabbas Taârji à la tête de la CGEM-Tensift s’est achevé hier. Dans cet entretien, le président sortant de cette section revient sur ses projets au niveau patronal. . L’Economiste: Après deux mandats à la tête de la section régionale de la CGEM-Tensift, quel bilan faites-vous? - Jalil Benabbas Taârji: D’abord, j’arrive au terme de 4 mandats qui représentent au total 8 ans depuis la création de notre union régionale en 1995. Très brièvement, nous avons pu faire connaître notre union régionale par nos partenaires locaux et régionaux. Elle est aujourd’hui reconnue également par la Confédération et les différentes instances nationales. Il faut rappeler qu’avant 1995, à Marrakech et ailleurs, seule une minorité connaissait l’existence même de la CGEM et sa signification. Nous avons été très tôt et très vite quelque peu aidés en cela par la campagne d’assainissement de 1996, impliqués et actifs dans toutes les instances et toutes les actions touchant de près ou de loin à la vie des entreprises de notre région. . A l’instar de la CGEM nationale, vous avez audité votre section. Des résultats? - Avant tout, je veux souligner l’importance de cet audit stratégique. C’est une initiative intelligente et responsable du président nouvellement réélu, qui met en évidence les différents chantiers qui n’ont pas encore été ouverts ainsi que ceux qui n’ont pas abouti. Pour les unions régionales, je pense principalement à une véritable synergie entre elles et les fédérations sectorielles. Le renforcement du membership est à prescrire également. Autre faiblesse, la présence de nos représentants au sein des commissions permanentes de la CGEM à Casablanca. Enfin, la coordination avec les associations professionnelles régionales et le renforcement des liens avec les collectivités locales de Marrakech et sa région nous ont fait défaut. . Pourquoi, après 8 ans d’existence, l’Union régionale de Marrakech-Tensift n’a-t-elle pas réussi à assurer une meilleure présence? - Ecoutez, tout est relatif. Nous serons toujours demandeurs de plus d’enracinement et de plus de visibilité. Néanmoins, notre union régionale est considérée -selon les termes mêmes de l’audit stratégique- comme l’une des plus efficientes et des plus productives. Pour en revenir au nombre des adhérents, qui sont à 80 entreprises directement et près de 250 à travers les associations professionnelles membres, nous sommes tributaires du dynamisme et de l’attractivité des 23 fédérations sectorielles qui composent la Confédération. Ce sont elles véritablement, avec l’aide des Unions régionales, qui détiennent les arguments (sectoriels) les plus forts pour attirer les nouveaux adhérents. Maintenant, plus spécifiquement pour la région de Marrakech, le tissu entrepreneurial est composé de PME/PMI. Il est de ce fait difficile à capter. Par ailleurs, beaucoup d’entre elles confondent encore association professionnelle et avocat. Cela doit évoluer par un travail de communication et de pédagogie constant. . Aucun membre de l’ancien bureau ne s’est présenté candidat à cette nouvelle présidence. Faut-il y voir un manque de confiance? - Ce n’est réellement pas à moi de répondre. Peut-être en 2006... . La CGEM est le porte-parole du patronat. Pourquoi ne siège-t-elle pas dans la deuxième chambre? - Il ne faut pas oublier qu’à la base, la Confédération est une association. Sa visibilité et sa crédibilité sont essentiellement dues à la quantité et la qualité de ses militants, une crédibilité capitalisée sur de nombreuses années. Nous ne sommes pas pour autant une institution -au sens constitutionnel- et n’avons donc pas d’accès direct et légal au Parlement. En revanche, la CGEM milite pour une participation active et résolue de tous les entrepreneurs de toute taille et tout secteur à la vie des chambres professionnelles, voire à leurs directions. Les CCIS ont certainement beaucoup à gagner à rechercher les compétences au-delà des intérêts strictement partisans pour jouer pleinement leurs rôles. La CGEM pourrait et devrait être un réservoir de militants de l’entreprise. . Aujourd’hui, quels sont vos projets au niveau du patronat? - J’ambitionne de me présenter à la présidence de la Fédération du tourisme de la CGEM pour continuer à militer dans une logique cette fois-ci essentiellement sectorielle et professionnelle après 8 années de terrain. La conjoncture immédiate, qui est trop préoccupante, interpelle tous les acteurs de ce secteur ainsi que les pouvoirs publics. J’espère que nous pourrons, dans la continuité, capitaliser sinon concrétiser l’essentiel des acquis contenus dans l’accord-cadre de 2001. C’est un véritable défi pour lequel je suis très motivé et mobilisé. . Et quelles sont vos chances d’être élu à la tête de la Fédération du tourisme? - Je suis en contact depuis 2 mois avec la quasi-totalité des régions touristiques et des associations et fédérations professionnelles. A ce jour, je suis raisonnablement optimiste et nous attendons seulement que l’assemblée élective soit convoquée dans les délais et les formes statutaires. . Avez-vous défini un plan d’action? - Evidemment oui. Il s’agit essentiellement de continuer et d’accélérer la mise en application résolue et pragmatique des dispositions de l’accord-cadre du tourisme. Quant à la démarche, je souhaite que la Fédération du tourisme devienne la «Confédération» du tourisme. Son action et ses organes doivent reposer sur la concertation réelle et opérationnelle avec les principales fédérations professionnelles et associations régionales. En somme, la Fédération doit avoir un souci de cohérence et de représentativité. Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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