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Marrakech: La refonte du plan urbanistique fait grincer des dents

Par L'Economiste | Edition N°:2210 Le 09/02/2006 | Partager

. Les autorisations de construire gelées pour 6 mois. Raison: revoir tous les documents concernant le centre-villeBRAVOURE ou témérité? Seul le temps le dira. Dans tous les cas, l’Agence urbaine de Marrakech (AUM) et les élus de la ville de Marrakech ont décidé de réparer les dégâts faits à la ville par un urbanisme galopant. En effet, un gel des autorisations a été voté par le Conseil de la ville suite aux recommandations de l’Agence. Tout a fait légale, cette mesure est prévue par la loi pour une durée de 6 mois renouvelable, le temps aux intervenants de refaire un nouveau plan urbanistique. La zone concernée est déterminée par un arrêté. Il s’agit des secteurs dépendants des arrondissements Ménara Guéliz. Presque l’ensemble du centre-ville, objet des convoitises des promoteurs immobiliers. Et ceux-ci justement ne sont pas ravis par cette mesure. Pour le président des lotisseurs, Adil Bouhaja, «c’est un nouveau blocage qui fera fuir les investisseurs». Et d’ajouter: «nous sommes conscients que le plan urbanistique du centre-ville a besoin d’être revisité, mais on peut le faire par secteur ou par quartier tout en débloquant les autres». Ce n’est pas la seule crainte des lotisseurs, il faut dire. Certains ont déjà obtenu des autorisations, mais sont interdits de construire après cette décision. Mais, l’Agence urbaine se montre rassurante. Elle est en train de recenser tous les projets en lice ou même ceux qui ont obtenu un engagement que ce soit de la municipalité ou de l’AUM. Son directeur, Abdelouahed Fikrat, promet d’ailleurs que les dossiers seront traités au cas par cas par une commission ad hoc. «Nous trouverons une solution selon la situation du projet, quitte à envisager des indemnisations. Mais cela ne peut se faire qu’avec la collaboration des concernés». «Ces processus ne risquent-ils pas de compliquer les choses sachant que les travaux de construction demandent déjà plusieurs autorisations et intervenants, sans y ajouter celle d’une commission ad hoc?» s’interroge ce promoteur. D’autres en revanche applaudissent cette décision. Pour le président de la CGEM, Mustapha Belkahia -aussi promoteur immobilier-, la ville de Marrakech connaît une insécurité urbanistique sans précédent à laquelle il faut pallier d’urgence. «Avoir des quartiers «en dents de scie» n’est certainement pas ce que recherchent ceux qui investissent dans la ville. Du reste, si un nouveau plan est adopté, cela devrait au moins enlever tout équivoque et permettre une meilleure visibilité», confie-t-il. Tout le monde en convient. Il y a eu des dérapages par le passé et il faut aujourd’hui rectifier le tir. Récemment, le maire de la ville, Omar El Jazouli, avait dit que ces dérapages ont tué la valeur de quartiers historiques comme celui de l’Hivernage (cf. www.leconomiste.com).En attendant, on promet que ce schéma devrait être fin prêt dans les 6 mois à venir. L’agence compte faire appel à tous ses partenaires à commencer par l’Ordre des architectes et l’Alpim. «Et puis, nous partons déjà sur la base d’un document, bien qu’il ne soit pas officiel», rappelle Fikrat.Car pour la petite histoire, la zone Ménara Guéliz n’a pas de plan urbanistique homologué. En 1996, la ville a eu un nouveau schéma directeur d’aménagement homologué qui devait donner naissance à des plans d’aménagement par commune. Celles de Nakhil, Ouled Hassoune, Al Ouidane avaient obtenu leur document qui a été approuvé et homologué. Mais pas les deux autres arrondissements, Ménara et Guéliz. Bureaucratie ou lobby, personne ne sait pourquoi cette zone névralgique de la ville a été négligée. Depuis cette époque et devant des essais infructueux, celle-ci est gérée par un «projet de plan d’aménagement qui n’a jamais été homologué». En dehors du vide juridique que cette situation a crée, ce dit projet est, dit-on, truffé d’insuffisances. Une zone villas toute neuve juxtapose un pâté d’immeubles (comme dans le quartier Erouidat). Du reste, selon Fikrat, des dégâts collatéraux -du côté de la voirie et de la circulation et réseau d’assainissement- commencent à apparaître. Et c’est pourquoi la zone nécessitait une refonte de ses documents. Une mesure d’urgence qui aujourd’hui fait grincer des dents!De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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