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Politique

Marrakech: Controverse autour de l'élection du maire

Par L'Economiste | Edition N°:1606 Le 22/09/2003 | Partager

. Motif: Le mode de vote par couleurs au lieu du bulletin unique . Les opposants veulent porter l'affaire devant la justice L'élection du président du Conseil de la ville de Marrakech, le 19 septembre, a été la plus grande surprise de ces consultations communales, après bien évidemment l'esclandre de ce jour de vote où il a fallu de peu pour en arriver aux mains. La scène était plutôt digne des grands vaudevilles. Les membres n'ont pas fait dans la dentelle, s'accusant les uns les autres de traîtrise et de sabotage… Les opposants veulent même porter l'affaire devant la justice. Au cœur de la “bataille”, le mode de vote par couleurs au lieu du bulletin unique. Au final de cette mémorable soirée du 19 septembre, c'est Omar Jazouli qui est élu maire de la ville. Tête de liste de l'UC qui a obtenu 5 sièges, il obtiendra 40 voix sur 81, au deuxième tour et grâce aux 15 partis minoritaires avec 2 à 3 sièges chacun. Ce qui laisse présager une forte opposition pour ce nouveau président. En compétition avec Jazouli, Ahmed Bennis, candidat du RNI (4 sièges) qui avait réussi à obtenir le soutien de l'USFP (11 sièges) et du PJD (6). Le PI, grand vainqueur des consultations du 12 septembre avec 15 sièges, avait décidé de boycotter les élections du bureau. Beaucoup s'attendaient à ce que cette formation présente un candidat. Il n'en sera rien, à cause notamment de dissidences au sein du parti que la direction centrale du PI n'a pas réussi à résoudre. A signaler que trois ténors au moins de cette formation briguaient la présidence du Conseil à Marrakech: Khalifa, Abdouh, Assimi. Avec donc le boycot du PI, la coalition USFP-RNI-PJD (une première) avait peu de chances déjà pour réussir. Ils se retireront le 19 septembre au moment du vote, entraînant dans leurs sillages les élus du PI. Acte premier de cette scène proche de la mascarade: des élus, notamment du PJD et de l'USFP, protestent contre le vote par couleurs choisies par les deux candidats pour remplacer le vote au bulletin unique. Les discussions dureront deux heures sur les articles de la charte, les circulaires et les raisons du tout nouveau mode de scrutin. Dans ces joutes oratoires, des élus s'en prendront même aux journalistes parce qu'ils enregistraient les interventions des membres. C'est dire les prétextes recherchés à chaque fois pour retarder le moment crucial des votes. Deuxième acte, au moment du vote, Khalil Boucetta et Ahmed Bennis s'emparent des micros en vain. Les autorités chargés de la logistique avaient coupé les ondes entre-temps. Suivra un grand moment de confusion où tout le monde parlait en même temps. Pour peu, deux membres du même parti en venaient aux mains (Abdouh et Boucetta). Troisième acte et fin, les candidats PI, USFP et PJD se retirent.


Les membres du Conseil de la ville

- Omar Jazouli, président - Abdellah Rfouch, 1er vice-président - Mohamed Lhor: 2e vice-président - Mohamed Badi, 3e vice-président - Abdelaziz Banine, 4e vice-président- Souabni, 5e vice-président - Mokhtar Chelh, 6e vice-président- Lahsen Lhafiddi 7e vice-président - Mohamed Laroussi, 8e vice-président - Nakil, 9e vice-président- Abdelkader Nmili, 10e vice-présidentDe notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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