×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Marrakech: Colère verte!

Par L'Economiste | Edition N°:3367 Le 22/09/2010 | Partager

. Les sociétés d’entretien des jardins rappelées à l’ordre . Un budget de 14 millions de DH/an sans grand résultatPas de quartier pour les gestionnaires délégués des services publics. Après le ramassage des ordures, le Conseil de la ville de Marrakech s’attaque aux espaces verts. Il vient d’adresser une sommation à l’une des trois sociétés chargées de l’entretien des jardins publics de la ville. Force est de constater que ces derniers sont bien délaissés. Pourtant, ils constituent l’un des fers de lance de la destination touristique. Marrakech compte pas moins de 1.000 jardins et détient ainsi le record national en terme d’espaces verts. La ville s’est mise au vert depuis une dizaine d’années, particulièrement depuis qu’Omar Jazouli, l’ex-président du Conseil de la ville avait pris sur lui de faire retrouver à Marrakech tous ses jardins qui avaient dépéris ou commençaient à l’être. La ville compte, en effet, plus de 900 hectares d’espaces verts dépassant ainsi la norme minimale internationale de 800 ha. Cependant, cela ne représente qu’environ 7,7 m2 de verdure par habitant alors que la norme recommandée est de 10 m2. Mais, malgré tout, Marrakech est classée parmi les premières villes les plus verdoyantes du Royaume. Le tiers des espaces verts de Marrakech relève directement du Conseil de la ville qui a passé trois marchés publics pour l’entretenir. Cela coûte à la ville quelque 14 millions de DH par an qui sont versés aux trois sociétés retenues pour l’entretien. Il s’agit de Tensift pour la Ménara, Ahouzi pour la Médina et Nakhil et enfin Arts des Jardins pour les quartiers du Gueliz, Sidi Youssef ainsi que tous les espaces de voirie. Et c’est cette dernière société qui vient d’être épinglée après une visite surprise de la commission chargée de contrôler l’entretien. D’après les responsables de la mairie, les jardins Oasis de Hassan II de Sidi Youssef Ben Ali confiés à Arts des Jardins manquent de points d’arrosage ainsi que de personnel conformément au cahier des charges. Contacté, le directeur de l’entreprise, Lahssen Aït El Haj reconnaît quelques difficultés de démarrage «la société, ayant pris en charge ce jardin il y a moins de deux mois». Arts des Jardins vient de renforcer ses interventions en doublant son effectif qui serait passé de 170 à 300 ouvriers qui sont chargés de l’entretien de l’ensemble des jardins confiés à sa gestion, insiste Aït El Haj. Le Conseil de la ville va de son côté renforcer le contrôle. La commission devra effectuer d’autres visites surprises. Rappelons que plusieurs espaces verts ont été crées en 2007 dans les quartiers de la ville dans le cadre d’un fonds spécial soutenu, entre autres, par le Conseil de la ville avec une enveloppe de près de 80 millions de DH (cf.www.leconomiste.com, 19 septembre 2007).


Restauration

Des jardins de la ville ont été confiés en gestion dans le cadre de partenariats avec des sociétés qui ont été chargées de leur restauration. A l’instar de ce qui a été fait pour Arsat Moulay Abdessalam dont la restauration a été prise en charge par l’opérateur national de télécommunications, Maroc Telecom. Un partenariat qui a permis de faire renaître de ses cendres un espace vert qui était presque mort. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc