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    Marocotel affiche ses ambitions pour 1999

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    La satisfaction est affichée chez les organisateurs de Marocotel, salon professionnel de l'hôtellerie et de la restauration. Soders, entreprise spécialisée dans la production de levure, a été pour beaucoup dans la réussite de cette manifestation.


    «Ce salon a été d'une excellente tenue. Le staff a recensé plus de 9.000 entrées, alors que nous misions sur 7.500 visiteurs professionnels», a affirmé M. Alain Diligent, président de Marocotel(1). Ces chiffres ne tiennent pas compte des étudiants des écoles de tourisme de Mohammédia, de Settat, de Tanger, venus massivement se familiariser avec la profession qu'ils n'exercent pas encore.
    Pour lui, cette édition, placée sous le signe du professionnalisme, a progressé de 50% en termes de visiteurs, en dépit d'une réduction du nombre des exposants. Ce salon a été gêné par une série de manifestations parallèles.
    Le succès de cette manifestation s'explique entre autres par la stratégie de communication qui a été meilleure cette fois-ci, indique le président du salon. La reprise enregistrée dans le secteur touristique et annoncée par le ministre de tutelle est également évoquée comme élément à l'origine de la bonne tenue de cette édition. M. Diligent pense déjà à la prochaine édition qui aura lieu en 1999. « La dernière de ce siècle, il faut qu'elle soit un succès éclatant. La superficie devra doubler, passant de 2.000 mètres carrés actuellement à 4.000», précise le président de Marocotel qui explore les pistes permettant d'atteindre cette croissance. A ses yeux, l'association du secteur agro-alimentaire s'avère vitale.

    Améliorants: Ingrédients nécessaires


    «Il est difficile de préciser le volume des transactions commerciales passées en marge du salon. Ce qui est sûr, c'est que le stand présentant le matériel de pointe en gymnastique a été raflé le premier jour».
    En fait, le succès du salon s'explique par le dynamisme et les initiatives de Soders, entreprise spécialisée dans la production de levure. La société a installé dans son vaste stand une boulangerie en activité. Des professionnels prodiguaient des conseils d'utilisation des nouvelles inventions en la matière à l'intention d'une foule de visiteurs.
    Afin de capitaliser cette action, Soders a mis en place une logistique qui a mis à contribution des autocars de ramassage des boulangers à travers plusieurs régions du pays. Le but de cette opération est de les faire participer à ce salon. Sur place, ils avaient le loisir d'assister aux démonstrations des nouveautés au niveau de la panification et la viennoiserie via les améliorants. Bien que cette opération marketing ait été menée pour accompagner le lancement de nouveaux produits, leur utilité n'est plus à démontrer, reconnaît un boulanger venu de Fès. Comme d'autres, il a été «très touché» par cette marque d'intérêt manifestée à l'égard de cette profession de travailleurs de nuit. Rien n'a été laissé au hasard. La société a assuré une traduction en arabe de la conférence animée par des spécialistes venus directement de France pour sensibiliser l'assistance à l'approche scientifique de la boulangerie. «Un aspect de l'évolution de la technologie en boulangerie: les améliorants» a été le thème d'un débat animé par le Pr Roland Guinet, directeur honoraire de l'Ecole de Boulangerie et de Pâtisserie de Paris.

    Glaces italiennes


    D'autres stands ont présenté des nouveautés à l'image des fours électriques pour les pizzas, conçus avec un plan de cuisson en pierre réfractaire naturelle. Ces appareils sont munis d'améliorations techniques comme la régulation automatique de la température. Ce contrôle entraîne une économie d'énergie pouvant atteindre 45% par rapport à des appareils entièrement manuels. Dans le même stand, un vendeur présentait un nouveau système de conditionnement sous vide. Les produits cuisinés peuvent conserver toutes leurs saveurs dans un délai de 21 jours, affirme le représentant. Les deux sociétés cherchent d'ailleurs à mettre en place un réseau de distribution.
    Une presse pour oranges capable de traiter 38 unités à la minute a également focalisé l'intérêt. Cet appareil est muni d'un réservoir et d'une poubelle.
    Les glaces avaient également leur place. Elenka, la célèbre marque de Palerme, est représentée par la Good Time Trading, dirigée par M. Mohamed Moutazaki. Outre la fourniture de matières premières italiennes pour la production de la glace, la société assure la formation et l'assistance technique. «La manière traditionnelle se heurte à l'obstacle de la qualité à partir du moment où les oeufs sont cassés dans les laboratoires sans pasteurisateurs», soutient M. Moutazaki. Pour lui, les matières premières permettent les structures durables des glaces et répondent aux normes sanitaires européennes.

    Mohamed CHAOUI

    (1) Cf L'Economiste n° 268 du 20 février 1997.

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