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Economie

Maroc/Espagne
Protocole financier de 390 millions d’euros

Par L'Economiste | Edition N°:1658 Le 09/12/2003 | Partager

. Il sera signé aujourd’hui . Régularisation, mineurs, visas de travail, permis de conduire… Le Maroc a défini ses besoins «Entre voisins il y a parfois des disputes, mais il faut que la volonté de les transcender domine à tout moment». Ces propos sont ceux du chef de gouvernement espagnol. Arrivé hier lundi au Maroc pour coprésider avec son homologue marocain les travaux de la VIe réunion de la Commission mixte maroco-espagnole, Aznar semble jouer la carte de l’apaisement. En déclarant se rendre en «ami au Maroc», il se réconcilie également avec l’Histoire. Les Marocains en sont aujourd’hui convaincus: «Un responsable espagnol ne peut pratiquer une bonne politique de voisinage s’il ignore l’Histoire commune des deux pays», dixit Habib El Malki, ministre de l’Education nationale, qui a annoncé à L’Economiste de bonnes surprises lors de ce grand rendez-vous entre les deux pays. L’opinion publique des deux pays espère en tout cas que la réunion de Marrakech permette d’exorciser les démons du passé en instaurant un climat de confiance dans la perspective d’un meilleur avenir.La qualité de la délégation ministérielle qui accompagne le responsable espagnol et les conventions qui ont été signées aujourd’hui donnent la mesure de la volonté des deux pays d’aller de l’avant. Deux volets de la coopération bilatérale ont été abordés lors des réunions sectorielles qui se sont achevées hier lundi. Sur le plan économique, la signature d’un protocole financier d’une valeur de 390 millions d’euros a été le principal événement. Sur un autre registre, la question de l’immigration entre les deux pays a également occupé une bonne part des discussions. Les réunions sectorielles qui ont démarré hier soir ont été l’occasion aux deux parties de présenter des propositions sur de grands axes de coopération dans plusieurs domaines.En matière de migration, le Maroc a demandé à revoir le protocole d’accord entre les deux pays pour l’amélioration du traitement des Marocains en Espagne, notamment la régularisation de la situation d’une partie des émigrés marocains en Espagne. La partie marocaine a également négocié des visas de travail pour les ouvriers spécialisés et une révision de la position de l’Espagne concernant le problème des mineurs. L’Espagne ne respecte plus en effet la convention internationale des droits de l’enfant sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Le Maroc demande un meilleur traitement et une formation pour ces mineurs afin d’assurer leur réinsertion dans la société d’origine. Le problème du permis de conduire marocain qui n’est pas accepté en Espagne a été également au menu des négociations. En matière d’éducation, le développement de l’enseignement de la langue espagnole au Maroc et la langue arabe pour les enfants des émigrés a été la principale proposition du MEN. L’Espagne, qui avait baissé le rythme depuis quelques années, a exprimé son intention de revenir à la charge en matière de renforcement de l’enseignement de la langue de Cervantes. Hasard de calendrier, le marché de réalisation de la deuxième interconnexion électrique sous marine à courant alternatif reliant le réseau de transport d’électricité du Maroc à celui de l’Espagne à travers le détroit de Gibraltar a été également signé aujourd’hui dans la matinée. La mise en service de l’interconnexion est prévue pour décembre 2005.Après presque trois années de tension, la réunion de Marrakech marque assurément un tournant décisif dans les relations entre les deux pays. Mais encore faut-il que ce projet de partenariat global s’inscrive désormais dans la pérennité.


Détrôner la France

Avec le protocole financier signé aujourd’hui, l’Espagne est sur le point de détrôner la France en tant que premier investisseur au Maroc. Le protocole d’une valeur de 390 millions d’euros comprend un crédit mixte de 270 millions entre les deux gouvernements. Un don de 20 millions est destiné au financement de l’acquisition des biens d’équipement espagnols dans le cadre de la mise à niveau et un autre de 10 millions est affecté aux études de viabilité des projets en commun. Une enveloppe de 90 millions d’euros entre dans le cadre de l’opération conversion-annulation de la dette.Noureddine FASSI

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