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Economie

Maroc-USA: L’ALE pose toujours problème

Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

. L’absence de lignes commerciales directes. Une réglementation américaine rigideQUE faut il faire pour dynamiser les échanges entre le Maroc et les Etats-Unis ? La rencontre organisée mercredi dernier par la chambre de commerce américaine (AmCham) sur le thème du transport des marchandises entre les deux pays a permis de revenir sur les principales difficultés. Les opérateurs ont d’abord mis l’accent sur l’absence de lignes directes avec les USA. En effet, la marchandise n’est échangée qu’à travers des ports européens (Algesiras, Malte, Valence, Rotterdam…). En cause, la timidité des volumes échangés et le caractère saisonnier de la marchandise agroalimentaire. En effet, l’ALE porte, entre autres, sur des marchandises tels que les agrumes, les olives noires ou les sardines. « Il s’agit de marchandise périssable, produite en la saison octobre-janvier » explique Mohammed Benkiran directeur commercial de Maersk. Il précise qu’ «il est aujourd’hui difficile de justifier une ligne directe». Le volume des exportations reste très limité: à peine 20.000 tonnes par an. Aussi, les armateurs ne peuvent pas affréter des navires pour une utilisation limitée à 4 mois annuellement, «les pertes subies seraient bien plus importantes que les bénéfices estimés».En outre, les USA imposent des restrictions sécuritaires très handicapantes pour les exportateurs. Ceux-ci doivent préalablement s’enregistrer à l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) qui autorisera, ou pas, la commercialisation de ces marchandises sur le sol américain. Les exportateurs doivent également homologuer la marchandise transportée et communiquer sa nature et son poids. Par ailleurs, les produits alimentaires doivent répondre à des protocoles spécifiques. Le cas des agrumes constitue un exemple pertinent en l’espèce: les USA imposent un traitement par refroidissement «Cold-treatment» entre 0 et 2 degrés pendant une période de 18 jours. Ce procédé permet d’éviter toute infiltration sur les terres américaines des insectes méditerranéens. «La situation peut devenir très embarrassante lorsque les navires sont obligés de rester plusieurs jours aux ports en attendant la fin de ce délai » explique Mohammed Benkiran. Selon Mohammed Najib Alayashi, directeur de développement à l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations, la situation n’est pas aussi critique qu’il paraît. Il explique que «la réglementation américaine n’est pas plus rigide que l’européenne». S’il y a problème, il relèverait plutôt de la communication: les exportateurs ne sont pas informés des modalités de cette réglementation. «Ils devraient en l’occurrence cibler les ports habitués à travailler avec le Maroc et opérer une analyse des risques avant toute opération d’exportation».A. N. & M. B.

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