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    Economie

    Maroc-UE : Sauvegarde des avantages acquis?

    Par L'Economiste | Edition N°:117 Le 17/02/1994 | Partager

    Une délégation fort importante, composée du secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, des secrétaires généraux des Ministères des Finances, du Commerce et de l'Industrie et du Commerce Extérieur, accompagnés du directeur général des Affaires Economiques au Ministère de l'Agriculture, était à Bruxelles les 14 et 15 février.

    Les entretiens qu'elle a eus avec l'Union Européenne constituaient l'étape exploratoire avant le démarrage des négociations réelles. Au menu, deux aspects différents bien que fortement liés: le mandat de négociation du 6 décembre 1993 rejeté par le Maroc et l'Accord final du GATT et surtout la proposition de l'Union Européenne intégrée à cet accord le 15 décembre 1993. Ce dernier document avait soulevé un tollé au sein des producteurs exportateurs de produits agricoles. La mobilisation de ces derniers a d'ailleurs imprégné les entretiens exploratoires du 14 février.

    Selon une source proche des milieux diplomatiques marocains, ces entretiens, qui ont eu lieu avec la commission européenne et les représentants des Etats membres de l'UE, "ont permis de restaurer la confiance".

    La réunion du lundi a permis aux deux partenaires de présenter leurs points de vue et à la partie marocaine de faire ses contre-propositions, selon la même source.

    Le mardi, les pourparlers ont pris une tournure plus technique, essentiellement lors de la réunion avec la Direction Générale de l'Agriculture de la Commission européenne (DGC). Un mémorandum reprenant les différentes doléances marocaines a été présenté.

    Selon nos sources, cette direction est en train d'étudier une modulation des prix d'entrée contenus dans le GATT. Si ceux-ci sont inamovibles en tant que tels, les accords préférentiels Maroc-UE peuvent contenir des dispositions différentes.

    En effet, les accords Maroc-UE ne sont pas remis en cause par l'accord final de l'Uruguay Round. Une délégation officielle s'était rendue début février à Genève pour une consultation juridique à ce sujet. Il en ressort que ces accords, n'ayant soulevé aucune réserve au moment de leur publication, étaient maintenus en vertu de l'article 24 du GATT.

    Dans ce cadre, et toujours selon nos sources, la Commission européenne se dirigerait vers une modulation des différentes dispositions en fonction du calendrier des exportations marocaines. "Les technocrates européens ont rassuré la partie marocaine sur la préservation des avantages acquis et même leur extension", affirment les diplomates.

    Les professionnels, même s'ils n'ont pu intégrer la délégation officielle, étaient "moralement présents".

    La réunion du 2 février entre les professionnels et les fonctionnaires de la Commission a sensibilisé ces derniers et la réunion du 9 février a marqué les esprits, signalent nos sources.

    Elles ajoutent que cette implication des professionnels ne peut que se développer, car la Commission européenne est plus ouverte aux "entretiens" avec les opérateurs. Le terme de lobbying est même avancé.

    J.B.

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