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    Economie

    Maroc-UE: 1,3 milliard de DH d'aide sous conditions

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    L'Union Européenne (UE) va débloquer une aide de 120 millions d'Ecus destinée au soutien du programme d'ajustement structurel. Cette ligne de crédit sera déboursée en trois tranches selon un mode d'emploi.


    IL a fallu attendre plus d'un an pour assister à la concrétisation des premières actions du programme MEDA. La signature de la convention de financement au titre de la facilité d'ajustement structurel (FAS) le 7 mars en est la plus importante. Cette aide porte sur 120 millions d'Ecus, soit environ 1,3 milliard de DH qui constitue pas moins de 25% de l'enveloppe financière inscrite dans le programme MEDA. Cette subvention, baptisée FAS, est répartie en trois tranches de 30, 40 et 50 millions d'Ecus par an. Le déboursement de chaque tranche est conditionné par un programme d'actions que doit élaborer le Ministère des Finances et des Investissements Extérieurs. Ce département, dans un communiqué de presse, indique que cette facilité est destinée à appuyer les efforts déployés par le Maroc «pour consolider la viabilité macro-économique et poursuivre ses réformes structurelles en vue d'atteindre un niveau de croissance soutenue». En fait, il s'agit d'atténuer les effets -non mesurés jusqu'ici- de la zone de libre échange (ZLE) sur l'économie locale.
    Bien que le Ministère des Finances et la délégation de l'UE à Rabat ne soient pas prolixes sur les détails de cette opération, les informations ayant filtré confirment que le déboursement de ce don est lié à l'accomplissement de conditions précises.

    La première tranche de 30 millions d'Ecus, soit environ 330 millions de DH, concerne la présentation d'une note de stratégie à moyen terme de développement économique et social incluant un cadre macro-économique pour servir de base aux scénarios budgétaires. Il faudra surtout présenter un programme complet de réformes structurelles avec la réduction du déficit budgétaire à 3,7% en 1997 et la non-accumulation de nouveaux arriérés.

    La réforme des P&T dans la mise


    Cette première tranche comprendra également la réalisation d'études sur l'impact de la ZLE et sur la fiscalité en vue de sa réforme. L'adoption du projet de loi relatif à la réforme des P&T et une meilleure gestion des services de santé pèseront également dans la balance pour le déboursement des fonds de la première tranche.
    Le déblocage des 40 millions d'Ecus de la deuxième tranche (440 millions de DH) s'accompagnera de l'adoption d'un programme d'actions selon la note de stratégie à court terme, de la réduction du déficit budgétaire et des arriérés du Trésor suivant un plan d'élimination progressive. Un autre plan d'action à moyen terme vise à compenser l'impact de la ZLE, car le démantèlement tarifaire se traduira par un manque à gagner au niveau des recette budgétaires qui nécessitent des mesures d'ajustement. Quant au programme d'affectation des dépenses, il doit prendre en compte les besoins prioritaires des services de base en améliorant la part de la santé de base dans les dépenses d'investissement. L'amélioration du processus de privatisation, la poursuite de la politique de libéralisation des changes sont également sur la liste des conditions de déboursement.

    Quant à la dernière tranche de 50 millions d'Ecus ( 550 millions de DH), son décaissement est tributaire du progrès enregistré dans plusieurs secteurs. Outre les réformes de l'Administration, des entreprises publiques, il s'agit de développer le marché monétaire et poursuivre la politique des changes. En outre, cette tranche exige la mise en place d'un plan d'actions concernant l'épargne institutionnelle, la finalisation d'un plan pour la concession des services publics et l'adoption par le gouvernement d'un calendrier de réforme de l'éducation nationale.
    Cette aide s'intègre dans le second axe du programme MEDA. Il s'agit de l'appui à la transition économique dans le contexte de la mise en oeuvre de l'accord d'association et comprenant une enveloppe budgétaire pour soutenir une stratégie. Le premier axe a trait à l'amélioration de l'équilibre socio-économique via le développement rural et l'adduction d'eau notamment.

    Mohamed CHAOUI

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