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Affaires

Maroc Telecom en Bourse
L’OPV démarre aujourd’hui

Par L'Economiste | Edition N°:1900 Le 22/11/2004 | Partager

. L’Etat cède 14% en Bourse pour un prix fourchette de 80 à 90 DH l’action. Vivendi monte à 51% du capital en déboursant 12,4 milliards de DH pour 16% supplémentaires. Le produit de la transaction sauve le budget 2005Coup d’envoi aujourd’hui de la plus grosse OPV (offre publique de vente) de toute l’histoire de la place financière de Casablanca. «Au minimum, ce sont quelque 14% du capital de Maroc Telecom, soit environ 123.073.332 titres, qui vont être placés dans le public à un prix fourchette de 80 à 90 DH l’action d’un nominal de 10 DH», selon des analystes financiers. La période de l’OPV est programmée sur les deux prochaines semaines. A l’heure où nous mettions sous presse, les promoteurs de l’opération attendaient toujours la note d’information définitive de la Bourse de Casablanca et du CDVM. Un point de presse est organisé aujourd’hui pour en présenter les modalités.L’opération d’introduction en Bourse de Maroc Telecom est faite selon une procédure d’offre à prix minimal. Les souscripteurs soumettent un prix contenu dans la fourchette proposée. Selon les informations disponibles, «il n’y aura pas de limitation des quantités demandées». L’allocation se fera par la suite en fonction du nombre des souscripteurs, des prix offerts et des actions demandées. Au terme des deux semaines de l’OPV, les promoteurs de l’opération et les responsables de la Bourse de Casablanca devront se réunir avec les institutionnels participant à l’opération pour déterminer le prix de vente final des actions. «Ce montage permettra de satisfaire la totalité de la demande interne sur les titres Maroc Telecom, avant de mettre le reliquat sur le premier marché Eornext de la Bourse de Paris», souligne un analyste financier. Le prix d’action Maroc Telecom proposé dans l’OPV est à peu près celui payé par Vivendi pour acquérir les 16% supplémentaires du capital. Ce prix, qui inclut toutefois «une prime de pérennisation et de contrôle» (qui généralement tourne autour de 5 à 10% de la valeur de marché), serait de 88 DH l’action (nominal 10 DH), selon des analystes de la place. A souligner que Maroc Telecom sera tenu statutairement de verser au moins 50% de son résultat distribuable sous forme de dividendes. Ces derniers seront calculés au prorata de la nouvelle participation de Vivendi Universal.Au total, le groupe français a déboursé 12,4 milliards de DH, soit environ 1,1 milliard d’euros, pour monter à 51% du capital. Un niveau de prix un peu plus élevé que celui déboursé le 20 février 2001 pour acheter 35% du capital de Maroc Telecom, correspondant à 30.768.333 titres pour 760,52 DH l’action d’un nominal de 100 DH. Au total, Vivendi a payé 23,4 milliards de DH pour une valorisation globale de l’entreprise à 66,8 milliards de DH. . Un joli pactoleLa note d’information préliminaire éditée le 17 novembre dernier souligne «qu’à la date de cette transaction, les valeurs des opérateurs de télécommunications étaient très supérieures aux valeurs actuelles de marché». De leur côté, les analystes étrangers valorisent l’opérateur historique entre 5 et 6 milliards d’euros (50 et 60 milliards de DH). Le Maroc devra encaisser le produit de la transaction en janvier 2005. Pour le budget de l’Etat, le rachat des 16% supplémentaires constitue une véritable manne, qui sera conjuguée aux 8 à 10 milliards de DH que le Royaume compte retirer de l’introduction en Bourse de Maroc Telecom. Dès janvier 2005, une fois l’opération effective, Vivendi deviendra l’actionnaire majoritaire de Maroc Telecom, qui passera donc du statut d’entreprise publique à celui de société privée. Lors de la signature de la convention, le 18 novembre, Jean-René Fourtou s’est félicité de la conclusion de cet accord, permettant «la poursuite du partenariat qui ouvre de nouvelles perspectives de développement».«Cette opération qui s’inscrit dans le cadre de la libéralisation des télécoms, revêt une grande importance pour l’avenir de l’opérateur historique», selon des analystes financiers. Elle permettra à Maroc Telecom de conforter sa position face à une concurrence plus acerbe qui s’annonce avec l’entrée prochaine de nouveaux opérateurs, notamment sur le fixe. D’ailleurs, les appels d’offres pour la seconde licence du fixe devront être lancés en février prochain. . J’y suis, j’y reste!En annonçant la montée dans Maroc Telecom, Jean-René Fourtou, PDG de Vivendi Universal, met fin une fois pour toutes aux rumeurs sur le retrait du groupe de l’opérateur historique ou encore son non-renforcement dans le capital. Malgré les différentes sorties du management de Vivendi Universal (notamment à l’occasion de l’annonce des résultats du groupe) qui confirmaient le rachat des 16% supplémentaires, le doute persistait. Une chose est sûre, cet accord devra permettre à Vivendi Universal de pérenniser son contrôle sur IAM. Pour le groupe français, l’acquisition de la majorité d’un opérateur rentable s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie menée par son management. Cette dernière s’attelle à recentrer VU sur ses métiers de base (médias et télécoms), tout en se désengageant d’autres activités dites non stratégiques.L’opérateur a vu son résultat net consolidé part du groupe grimper de 57% en 2003 à 5,085 milliards de DH pour un chiffre d’affaires en hausse de 3% à 15,89 milliards de DH. A fin septembre 2004, son chiffre d’affaires s’est amélioré de 10% et son résultat d’exploitation de 12%.


Convention collective

A la veille de l’annonce du rachat des 16% par Vivendi Universal, l’opérateur historique a signé une convention collective avec les partenaires sociaux. L’objectif est d’offrir le cadre d’une gestion moderne et unifiée sur le plan des ressources humaines. C’est aussi le gage d’un climat serein à la veille de la plus grande entrée en Bourse qui se passe simultanément aux places de Casablanca et Paris.


Le Koweït en veut aussi

Des négociations sont en cours entre le ministère des Finances et de la Privatisation et des investisseurs koweïtiens. Objectif, convertir près de 2 milliards de DH de la dette du Maroc envers le Fonds koweïtien de développement en investissements dans Maroc Telecom.Les actions à acquérir dans cette opération de conversion devraient aller à l’Agence koweïtienne de développement.Active au Maroc depuis plus de 20 ans, l’Agence détient 83% du consortium maroco-koweïtien, principalement dans le tourisme (Hôtels Farah), l’immobilier ainsi que des transactions mobilières. Bouchaïb EL YAFI & Amin RBOUB

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