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Politique

Maroc-Sénégal: Le temps des comptes

Par L'Economiste | Edition N°:2401 Le 15/11/2006 | Partager

. Relation «intime et singulière», mais des échanges commerciaux «ridicules». A peine 300 millions de DH, le CA d’une grosse PME!. Une mission d’une centaine d’entrepreneurs«IL faut qu’on règle rapidement cette question d’économie et que le Maroc devienne le premier partenaire économique et commercial du Sénégal, et que le Sénégal soit très haut placé dans la nomenclature des échanges du Maroc». Ce cri du cœur du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, à l’occasion de la «visite de travail et de fraternité» de SM le Roi Mohammed VI, entamée hier à Dakar, en dit long sur l’état du volume des échanges entre le Maroc et le Sénégal. Ce volume a certes augmenté de 13% en quatre ans, depuis la première visite au Sénégal du Souverain en 2001, mais, en valeur absolue, celui-ci reste ridicule au regard de la relation singulière qu’entretiennent les deux pays. A peine 300 millions de dirhams dont 250 millions constituent les exportations marocaines vers le Sénégal. Toutefois, l’espoir placé dans la coopération bilatérale avec le Maroc pour le Sénégal reste entier. La forte délégation d’hommes d’affaires marocains, une centaine, présents à cette visite, conforte ce sentiment. Au titre de l’approfondissement et de la redynamisation de cette coopération, les deux chefs d’Etat avaient convenu de l’adaptation de son cadre juridique au nouveau contexte de globalisation dans le sens d’un recentrage vers les secteurs prioritaires et des programmes de partenariat et d’échanges appropriés. D’ailleurs, la 12e session de la commission mixte entre les deux pays, tenue en juillet 2001 à Dakar, avait axé ses travaux autour de ce thème. A cette occasion, les experts des deux pays avaient finalisé l’accord entre l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), regroupant 8 pays, et le Maroc, paraphé une année plus tôt. . Un tarif extérieur communL’objectif, combler le vide juridique créé par l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2000, du tarif extérieur commun (TEC) de l’UEMOA. Ce dispositif stipule que les pays tiers acquittent, depuis cette date et quel que soit leur point d’entrée dans l’Union, des droits de taxes définis suivant le TEC. Il s’agit d’un dispositif reposant sur une catégorisation, des droits de taxes permanents ou temporaires. Mais que valent tous ces dispositifs réglementaires, sans voies de communication régulières? La résolution de voir se concrétiser le projet de ligne maritime directe entre Casablanca et Dakar devrait apporter un début de réponse à cette interrogation. En attendant, le Maroc et le Sénégal avaient réaffirmé leur volonté de réaliser la route Eurafricaine pour une meilleure promotion des échanges commerciaux. C’est chose faite depuis mars dernier, même s’il est encore prématuré de quantifier l’impact sur l’évolution des échanges commerciaux entre les deux pays de ce qu’il convient d’appeler désormais l’axe routier Tanger-Nouakchott-Dakar. Concernant les infrastructures et les transports, les deux pays ont «convenu d’étudier les moyens de les multiplier pour mieux accompagner le développement de leurs échanges». Les regards, côté sénégalais, s’étaient tournés vers les Autoroutes du Maroc et l’ONCF, pour les chemins de fer. La finalisation du dossier de l’Agence de développement maroco-sénégalaise devrait permettre la réalisation des infrastructures dans le cadre de partenariat entre leurs entreprises de travaux publics. La construction de l’aéroport international de Diass, dans la région de Dakar, implique, dans toutes les phases de conception et de réalisation de cette infrastructure, l’Office national des aéroports du Maroc. Le succès d’un vrai exemple de coopération bilatérale, création d’Air Sénégal International, filiale à 51% de Royal Air Maroc en 2000, a donné un coup de pouce au développement et à la diversification du partenariat entre les acteurs économiques marocains et sénégalais. Il faut aussi citer la Somat, filiale de la Comanav (cf. L’Economiste du 6 novembre 2006). Preuve, les missions économiques marocaines se sont multipliées dans ce pays pour aboutir à la création d’un Conseil d’affaires conjoint qui se réunit deux fois par an. La promotion des investissements se manifeste également dans la volonté politique des deux Etats de voir les secteurs privés mettre en place plus de joint-ventures. D’ailleurs, le projet d’implantation de la Banque sénégalo-marocaine participe de ce même objectif par la levée des contraintes financières et monétaires au commerce. En attendant, BMCE Capital Afrique, filiale de la banque d’affaires marocaine, BMCE Capital, et Attijariwafa bank, filiale du groupe marocain éponyme, ont investi le marché financier et bancaire sénégalais.


Vœux, promesses et souhaits

Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a tout misé sur la coopération bilatérale avec le Maroc. Il avait dit, dès son arrivée au pouvoir en avril 2000, sa volonté «d’affranchir le Sénégal des vieilles traditions de coopération infructueuses». Six ans après, on ne compte plus les appels faits à l’expertise marocaine, dans des domaines aussi variés que les télécommunications, l’agriculture, la promotion des investissements touristiques, la médecine vétérinaire, la chimie et parachimie, l’élaboration des programmes pour la maîtrise de l’eau, l’horticulture, la floriculture... La réactualisation du cadre juridique régissant le domaine de la pêche figure au rang des priorités entre le Maroc et le Sénégal. Une activité économique qui permettra aux deux pays de tirer un meilleur parti de leurs richesses halieutiques. Les vœux des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc, Mohamed Benaïssa, et du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, en décembre 2004, exprimant la volonté des deux pays de traduire les liens d’amitié traditionnels qui les unissent en véritable partenariat stratégique, sont en phase de concrétisation.Bachir THIAM

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