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    Courrier des Lecteurs

    Maroc Leasing: L'OPV largement sursouscrite

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Comme prévu, les investisseurs et petits épargnants ont répondu présents à l'opération Maroc Leasing. L'offre a été sursouscrite. Le titre pourrait prendre son envol sous l'effet du ramassage effectué par les institutionnels.
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    Les souscripteurs à l'OPV relative aux 20% du capital de Maroc Leasing pourraient être déçus. Il est peu sûr qu'ils puissent même être servis à hauteur du niveau minimum fixé. Au moment où nous mettions sous presse, les résultats n'ont pas encore été publiés (ils sont prévus pour ce jeudi), mais tout laisse croire que l'opération a été sursouscrite. La demande serait supérieure à l'offre de près de 20%. Pour la première tranche de 106.330 actions réservées aux personnes physiques et morales, le nombre de souscripteurs est estimé à 50.000. Vraisemblablement il pourront prétendre au mieux à 2 actions par personne. Quant à la seconde tranche qui porte sur le même volume, elle a été convoitée par près d'une centaine d'institutionnels et OPCVM marocains et étrangers. Ce qui donne droit pratiquement au minimum servi en priorité par souscripteur (1.000).
    Ce rush est une nouvelle preuve que le marché est toujours très demandeur. Il était même très fortement pronostiqué. Du coup, une des premières explications de l'intérêt suscité par Maroc Leasing relève de la rareté de papiers.

    La seconde tient au fait qu'il s'agit de la première société de leasing à s'ouvrir à la bourse. Il s'agissait ainsi pour les investisseurs de se placer sur un créneau qui recèle d'intéressante potentialités.
    Troisième explication que partagent la plupart des analystes: Crédor, en réalisant une performance moyenne voisine de 60% en deux mois, dans un marché qui continue sur sa lancée de 1996, a davantage aiguisé les appétits.
    Il est attendu que Maroc Leasing progresse très rapidement si des institutionnels, désireux de figurer dans le tour de table de la société et frustrés par la faible distribution, procèdent à des ramassages aussitôt après l'introduction en bourse prévue pour le 27 février. Dans ce cas, il n'est pas exclu que la société de leasing fasse aussi bien que Crédor, contrairement à ce qui était prévu par quelques analystes.

    Ramassages


    Si l'on tient compte de l'évolution du secteur financier au cours de l'année antérieure, Maroc Leasing peut très bien bénéficier de préjugés favorables. Il est à souligner dans cette optique que le crédit à la consommation, apprécié sur la base de l'indice CFG 25, a réalisé la meilleure performance de l'année avec une progression de 107,5%.
    Avec 26,1% de valorisation, le secteur bancaire suit à plusieurs longueurs près. Il concède 4 points à la performance globale du marché. Ce secteur affiche toutefois le meilleur taux de distribution, estimé à 45,9% par Casablanca Finance Intermédiation, contre 35,8% pour le crédit à la consommation.
    Pour l'année en cours, le marché devrait généralement bien se comporter, même si des corrections techniques sont prévues pour quelques valeurs. Selon un directeur de société de bourse, l'appétit des OPCVM contribuera à maintenir la demande à un niveau toujours élevé.
    Dans tous les cas, les investisseurs peuvent compter sur les bonnes perspectives de Maroc Leasing.
    Les ambitions sont clairement affichées. Les responsables se fixent pour objectif le contrôle de 25% du marché du crédit-bail mobilier et 30% de l'immobilier à l'horizon 1998.

    A cette date, le chiffre d'affaires devrait atteindre 620 millions de Dirhams pour un bénéfice de l'ordre de 21 millions.
    Ce développement sera accompagné par des actions plus dynamiques sur les régions du Souss et de l'Oriental.
    En attendant, Maroc Leasing table sur un chiffre d'affaires de 550 millions de Dirhams pour l'exercice en cours, en progression de 15,5% par rapport à 1996. Le bénéfice net devrait progresser de près de 20,8% en 1997 par rapport à l'exercice précédent, à 21 millions de Dirhams. Au total, le bénéfice par action a atteint 17,73 DH en 1996 au lieu de 16,55 pour l'année précédente.
    Du point de vue des ratios boursiers, le PER est passé à 12,97 en 1996, contre 13,5 une année auparavant, preuve que le titre est devenu un peu moins cher et en dessous de la moyenne du marché estimée à 15.

    Alié Dior NDOUR.

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