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Maroc-France
Les investissements spontanés sont décevants

Par L'Economiste | Edition N°:1619 Le 09/10/2003 | Partager

. En 2002, 5,2 milliards de DH: Moins 80%! . Hormis les privats et les gros projets pilotés en haut lieu, le Maroc draine peu de flux spontanésLa visite de Jacques Chirac, qui démarre aujoud'hui, revêt un fort caractère économique. Parmi les signaux, la visite très attendue du Président français sur le site Tanger-Med. L'occasion de s'enquérir de l'état d'avancement du projet de construction du port. Ce n'est pas un hasard puisque le marché pour la construction des ouvrages de base a été remportée par Martin Bouygues en juin dernier, pour un montant de 2,4 milliards de DH. Pour rappel, Bouygues était en concurrence avec Societa Italiana per Condotte d'acqua (Italie), Vinci (Italie) et Daewoo.En 2003, deux autres investissements importants ont été réalisés par des groupes français. Il s'agit du rachat des Brasseries du Maroc par le groupe Castel pour un montant de 170 millions d'euros. Cette transaction devrait permettre au groupe français de contrôler le marché local de la bière et des boissons gazeuses. L'autre investissement entre dans le cadre de la privatisation de la Régie des Tabacs et c'est le groupe franco-espagnol Altadis qui s'est porté acquéreur en juin dernier de 80% du capital pour un montant de 1,29 million d'euros.Sur ce registre, l'année se présente donc sous de bons auspices et la France conforte sa position dominante au niveau des IDE (Investissements directs étrangers). En témoignent le rachat par Renault des 38% de la Somaca signé en juillet dernier lors de la visite de Jean-Pierre Raffarin et l'annonce du futur rachat des 16% de Maroc Telecom par Vivendi. Sur le long terme, la France reste le premier pourvoyeur de flux d'IDE depuis plus d'une décennie, à l'exception de 1997, date de la privatisation de la raffinerie Samir et de la concession de la centrale thermique de Jorf Lasfar, deux transactions qui avaient hissé la Suède au premier rang. De même, en 1999, l'opération Méditelecom avait davantage impliqué le Portugal et l'Espagne.Mais globalement, les flux d'IDE français totalisent à eux seuls plus de 50% des flux drainés entre 1997 et 2002. “Hors opérations exceptionnelles, le montant annuel d'IDE français est resté supérieur à 100 millions d'euros depuis 1997”, est-il précisé dans la fiche de synthèse de la Mission économique de l'ambassade de France. En 2002, le Maroc n'a drainé que 520 millions d'euros contre 3,25 milliards l'année précédente, soit une chute des flux de 84%. Que s'est-il passé? Tout d'abord, l'absence d'opérations de privatisation s'est traduite par un réel coup d'arrêt des flux. “Cette absence est liée davantage à la morosité économique internationale qu'à la faible attractivité du Maroc”, nuance la Mission économique. De plus, l'année 2001 est jugée exceptionnelle du fait du montant record, généré par la privatisation de 35% du capital de Maroc Telecom et suite à l'explosion des IDE spontanés. Ces derniers ont triplé par rapport à la moyenne réalisée sur la période 1996-2000, grâce aux opérations Auchan (rachat de 49% de Cofarma pour 58,8 millions d'euros) et Telefonica (apport de 180 millions d'euros dans Méditelecom).“Quand on exclut les investissements étrangers liés aux grandes opérations de privatisation, de licence ou de concession, le niveau des IDE reçus en 2002 s'inscrit dans la tendance observée dans la période 1996-2000”, précise la Mission économique.L'année 2002 aura tout de même été marquée par le lancement de gros projets notamment dans le secteur touristique. Après la rénovation du village de Smir, le Club Med annonce la création d'un deuxième village d'une capacité de 900 lits à Marrakech pour fin 2003. Mais il a formé son célèbre village de cases à Al Hoceima. De son côté, Accor prépare l'ouverture d'un club à Agadir la même année. A noter également la forte présence française dans la gestion déléguée de l'eau et l'électricité: la concession de Rabat, Tanger et Tétouan est contrôlée par Veolia Environnement et celle de Casablanca par le groupe Suez.Par ailleurs, entre 1996 et 2001, le mécanisme français de la conversion de la dette en investissements privés a bien fonctionné. Il a permis au Maroc de convertir 412 millions d'euros. La conversion a donné lieu à 53 opérations au profit de 29 sociétés et 15% de l'enveloppe a été attribué à des sociétés étrangères. Parmi les secteurs bénéficiaires, le tourisme, l'industrie, l'énergie, l'eau-électricité-environnement, l'agroalimentaire, le secteur financier...


Feu vert pour de nouveaux projets

La Commission des investissements tenue le 7 octobre en présence du Premier ministre a approuvé des projets d'investissement étrangers notamment français et suisses, pour un montant global de 3,146 milliards de DH. Ces projets, dans les secteurs du tourisme à Casablanca et Marrakech, de la distribution et la franchise (implantation de leaders mondiaux dans le secteur du bricolage et de la confection) à Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir, permettront la création de 1.791 emplois.. Les entreprises françaises au MarocElles sont plus de 400 entreprises ayant le statut de filiales, présentes, au Maroc qui emploient 65.000 personnes. Au total, 21 des 25 grands groupes français y sont représentés. Ils exercent dans des secteurs aussi divers que le conseil, les biens de consommation, les biens d'équipement industriel. En termes de chiffre d'affaires, les secteurs électrique et électronique, le ciment, le tourisme, la pharmacie, le textile et les services financiers prédominent.


Financement du secteur privé: 2 milliards de DH en 10 ans

Proparco, filiale du groupe AFD, est engagée dans plusieurs projets initiés par les grandes entreprises. Elle participe à la création d'une mine d'or au Niger par Managem, à concurrence de 7,5 millions de dollars, aux côtés de la BAD et BMCI.Dans le secteur touristique, elle est impliquée dans le projet Club Med à Marrakech, cofinancé avec la BMCI pour un montant de 11 millions d'euros chacun.Dans le secteur bancaire, une nouvelle ligne de crédit déléguée de 20 millions d'euros vient d'être accordée à BMCE Bank, destinée aux PME exportarices.Enfin, le Fonds d'investissement Averroes, 26,5 millions d'euros, a été lancé en partenariat avec la CDC pour soutenir la création et la gestion de fonds d'investissement. Proparco y contribue pour 9 millions d'euros. A ce jour, Proparco a réalisé 200 millions d'euros d'investissements cumulés. Ce qui représente 20% de l'encours total de la société française et place le Maroc parmi les premiers bénéficiaires.En tête des priorités, le développement du capital investissement. La filiale du groupe AFD est actionnaire dans 4 fonds marocains (Capitalinvest, Maroc Invest, Upline Technologie et Moussahama).Le financement et la modernisation de grandes filières constituent l'autre axe d'intervention grâce au cofinancement avec les bailleurs multilatéraux. Ainsi, un prêt direct a permis la construction des deux usines d'Emaphos et du groupe OCP. Proparco a en outre cofinancé avec la BEI le parc éolien le plus important du continent africain et la création de la mine d'or au sud-est d'Agadir au profit de Managem.Dans le secteur bancaire, la filiale de l'AFD a octroyé 4 lignes de crédit déléguées ouvertes auprès de BMCE Bank, CDM, SGMB et Wafabank au profit des PME exportatrices.Mouna KABLY

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