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Maroc-Espagne: Le calme qui précède la tempête

Par L'Economiste | Edition N°:506 Le 13/05/1999 | Partager

· La position marocaine sur le dossier de pêche n'a pas changé d'un iota
· Plusieurs projets en mal de financement sont tributaires des suites qui seront données aux formules alternatives espagnoles en matière de pêche


Le temps des interrogations est bel et bien fini. La traditionnelle déclaration commune au terme des travaux de la Haute Commission mixte maroco-espagnole est enfin tombée après quinze jours de laborieuses négociations. C'est le dossier pêche qui a tout gâché. Aujourd'hui, dans ce communiqué commun, la non-reconduction de l'accord de pêche avec l'Union Européenne est consommée. L'avenir commun avec d'autres dispositions peut être envisagé. C'est du moins ce qui ressort de ce document de plusieurs pages. Le Maroc et l'Espagne ont en effet "pris note de l'importance socio-économique que revêt le secteur des pêches pour chacun des pays et ont exposé leurs conceptions respectives du nouveau modèle de coopération bilatérale qu'ils estiment mutuellement profitable de promouvoir dans ce volet de leur coopération", indique la déclaration. Toujours sur le même registre, un paragraphe en dit long sur la ténacité des Marocains dans ce bras de fer: "La partie marocaine a manifesté sa disposition à promouvoir toute forme de coopération avec la partie espagnole dans les branches d'activité annexes à la pêche". Le ton est ainsi donné et le cap maintenu.
Visiblement, les Espagnols sont revenus à plus de raison en proposant d'étudier un nouveau cadre, de nature à permettre de nouvelles formes de partenariat dans le domaine. Les formules d'un genre nouveau ne sont pas encore rendues publiques. Ce qui est sûr, les Espagnols insistent sur la mise en place de sociétés mixtes entre le Maroc et l'Espagne. Cette formule permettra aux 400 bateaux de pêche ibériques de continuer à pêcher dans les eaux territoriales marocaines. Elle ne convient pas au Maroc qui considère que cette solution perpétue l'effort de pêche en saccageant les ressources et multipliant les sociétés prête-nom avec des situations de rentes pour nombre de Marocains.
Les autres secteurs de coopération dépendent de ce dossier dont l'aboutissement pèsera lourd lors des prochaines élections en Espagne. D'ailleurs, dans le cadre de la coopération économique et financière, le document précise que la partie espagnole s'est déclarée prête à étudier des formules pour améliorer la coopération en matière d'allégement de la dette, notamment en ce qui concerne le mécanisme de conversion en investissements publics. Cet effacement, qui ne dit pas son nom, reste aussi tributaire de la "diligence des Marocains dans leur réponse aux propositions espagnoles qui doit tomber avant la date de l'expiration de l'actuel accord.
Autre déclaration d'intention, la promotion du développement du partenariat par une coopération accrue dans les domaines de la mise à niveau, l'innovation technologique et les parcs industriels. Sur ce dernier point, M. Alami Tazi, ministre de l'Industrie, du Commerce et l'Artisanat, avait mené une opération de sensibilisation auprès des Espagnols pour leur montrer l'importance de s'engager dans les parcs industriels. Les Espagnols ont montré leur intérêt particulièrement pour ceux de Tanger et Nador. Pour ce dernier, le Ministère est en pourparlers avec un groupe espagnol afin de réserver en priorité les lots de terrains pour des entreprises ibériques. Ce projet, situé à proximité de la Sonasid à Nador, s'étale une superficie de 500 ha.
Le dossier de l'énergie et des mines a fait l'objet d'un long paragraphe. Les deux parties se sont en effet engagées à développer le transit du gaz naturel et surtout de consolider leur collaboration pour l'introduction du gaz naturel au Maroc. L'interconnexion électrique n'a pas été en reste. Il s'agira de "développer les échanges électriques", comme le note la déclaration commune. M. Youssef Tahiri, ministre en charge du dossier, compte donner plus de vigueur à cette interconnexion entre le Maroc et l'Espagne.

Mohamed CHAOUI

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