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Maroc-Algérie: Le dossier du Sahara au coeur des discussions

Par L'Economiste | Edition N°:1453 Le 06/02/2003 | Partager

. Le chef de la diplomatie algérienne arrive aujourd'hui au Maroc. Grâce à son intermédiation, la France compte conserver son influence dans le MaghrebVraisemblablement, le Maroc veut que l'année 2003 soit celle des réconciliations. Après le dégel des rapports politiques maroco-espagnols, Rabat s'attaque maintenant au dossier algérien.La date du 6 février 2003 restera certainement inscrite dans les annales des relations, plutôt tumultueuses, entre le Maroc et l'Algérie. En effet, c'est aujourd'hui que le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, entame une visite officielle au Maroc, sur invitation de son homologue, Mohamed Benaïssa.Le séjour de Belkhadem va durer deux jours, lors desquels il devra rencontrer plusieurs responsables marocains. Les Algériens s'attendent même à ce que le chef de leur diplomatie, probablement porteur d'un message de son président, soit reçu par SM Mohammed VI.En tout cas, selon un calendrier non officiel, le Souverain pourrait accorder une audience à Belkhadem, après l'arrivée de ce dernier, jeudi matin à Marrakech.A en croire les commentaires de certains observateurs ainsi que la presse algérienne, la crise diplomatique entre Rabat et Alger aurait peut-être atteint sa phase finale. Au grand dam des adversaires de la paix entre les deux pays.La principale pomme de discorde maroco-algérienne est le sempiternel conflit du Sahara. Pour instaurer une véritable détente, cette affaire doit trouver une solution le plus rapidement possible. Elle a même immobilisé l'Union du Maghreb Arabe (UMA). Les partenaires économiques du Maroc et de l'Algérie (l'Union européenne et les Etats-Unis) sont également formels: une stabilité politique en Afrique du Nord est une condition sine qua non pour le développement des investissements dans cette région.Hier, le Président Bouteflika s'est rendu à Paris, où il a eu des entretiens avec son homologue français, Jaques Chirac. Au menu des discussions des deux chefs d'Etat, l'affaire du Sahara, entre autres.La France est considérée comme le premier appui politique de l'Algérie. L'influence qu'exerce l'Hexagone sur les dirigeants algériens ne fait aujourd'hui aucun doute. Après l'échec de la diplomatie française à ramener le calme en Côte d'Ivoire, Paris souhaite jouer un rôle plus efficace dans l'affaire du Sahara. Elle compte, par là même, conserver son influence dans la région du Maghreb, et ce en prévision de tout événement pouvant survenir à l'avenir.Après avoir rejeté, d'avance, la dernière proposition de James Baker, Alger va-t-elle changer de position face à ce problème? Une question à laquelle bon nombre d'observateurs répondent par l'affirmative. Mais rien n'est acquis pour le Maroc. Tout sera joué lors de cette visite de Belkhadem. Si l'Algérie accepte de faire des concessions, que propose le Maroc en contrepartie? A l'heure actuelle, il est impossible de répondre puisqu'une confidentialité totale entoure la visite de Belkhadem.A noter que ce dernier est considéré comme un fervent défenseur du Polisario depuis l'époque de Boumedienne. Toutefois, ses principes «arabisationnistes» plaident pour un Maghreb arabe fort, capable d'affronter tout risque d'éclatement.


Manifestations

L'Association du Sahara marocain (ASM) a décidé d'organiser deux manifestations contre la visite d'Abdelaziz Belkhadem. La première à l'aéroport, aujourd'hui, et la deuxième devant la résidence de l'ambassadeur algérien à Rabat, demain soir, contre les responsables marocains qui comptent assister au dîner offert en l'honneur de Belkhadem.Réda Taoujni, président de l'ASM, a déclaré par ailleurs que l'association a posté 1.267 lettres à l'adresse de l'ambassade d'Algérie. Ce chiffre correspond au nombre de prisonniers marocains détenus dans les camps de Tindouf.Abdelmohsin EL HASSOUNI

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